La reine de la côte noire
de Robert E. Howard et Pierre Alary
aux éditions Glénat
Genre : Fantasy
Sous-genres :
  • Heroic fantasy

Auteurs : Robert E. Howard

Scénariste : Jean-David Morvan
Dessinateur : Pierre Alary
Date de parution : mai 2018 Réédition
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 72
Titre en vo :

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Vive Conan !

Les éditions Glénat ont demandé à Jean-David Morvan, scénariste de l’excellente série Sillage, d’animer une collection d’adaptations graphiques des histoires du cimmérien. Pour La reine de la côte noire, il a décidé de mettre lui-même la main à la pâte, aidé du dessinateur Pierre Alary.

Ce dernier a travaillé chez Soleil sur les séries Les échaudeurs des ténèbres, Belladone, Sinbad et a surtout collaboré avec Fabien Nury (Il était une fois en France) sur la série Silas Corey, avec un certain succès. On est du coup très curieux de savoir comment il va s’approprier le personnage d’Howard…

Le goût de l’aventure peut mener loin

Conan comparaît devant un juge d’Argos, pour avoir refusé de dénoncer un de ses compagnons d’armes coupable d’avoir tué un garde, problème qu’il résout en lui coupant la tête. Conan s’évade du tribunal et fonce vers le port. Il saute dans la mer et est recueilli par des marins qui naviguent vers les côtes de Kush. Le navire est attaqué par des pirates commandés par une femme, Bêlit.

Celle-ci lui propose de se joindre à sa troupe, une fois les commerçants massacrés : Conan accepte. Le cimmérien ne tarde pas à coucher avec Bêlit et à mener une belle carrière de pillard, jusqu’à ce qu’ils approchent de l’embouchure du fleuve Zarkheba. Bêlit est persuadée de l’existence d’une cité pleine de richesses par là-bas. Ils s’y rendent…

Un sans faute

Ne boudons pas notre plaisir, cet album est une réussite totale. Pierre Alary réussit à adapter son graphisme aux accents un peu « cartoony » aux aventures de Conan. Il réussit aussi à nous donner une version de Bêlit tout à fait attirante (et l’auteur de ces lignes se rappelle de la version de John Buscema).

La nouvelle d’Howard, à la fois sauvage et épique, est ici très bien rendue par le découpage de Morvan et Alary. Si les prochains albums sont de cette tenue, cette nouvelle série d’adaptations d’Howard va devenir un immanquable de l’amateur de fantasy et de bande dessinée.

Sylvain Bonnet