La sélection de l’été 2010
de Actusf
aux éditions
Genre : Anticipation

Auteurs : Actusf
Date de parution : 0000 Réédition
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage :
Titre en vo :

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Toute l’année Actusf a lu pour vous les nouveautés en fantasy, fantastique et science fiction.
 
Voici quelques idées de lectures pour votre été parmi les titres qui sont sortis cette année (entre septembre 2009 et juin 2010). Les textes présentant les ouvrages sont tirés des chroniques d’Actusf (ou des quatrième de couverture en l’absence des chroniques).
 
 
Romans et recueils :



La barbarie de certains, la perversité d’autres, le disputent au courage et à l’honneur des troisièmes.
Ce premier tome apporte donc humour noir et cynisme dans un univers de fantasy ou la vieille lutte manichéenne du bien et du mal sert de prétexte à peindre l’immense farce qu’est la vie de nos héros.À découvrir ou redécouvrir pour le plaisir des fans ou tout amateurs du genre.



Résurgences d’Ayerdhal
Présentation de l’éditeur
Les résurgences sont des eaux d’infiltration qui remontent à la surface. Comme le fantôme d’Ann X revient dans la vie de Stephen, malgré tous les cadavres qu’il a exhumés pour mettre un terme à sa carrière macabre. Comme le grand-père qu’elle a assassiné se rappelle à la mémoire de Maïs au bout d’une lunette de fusil. Comme les trottoirs et les bancs sur lesquels Michel ne dort plus le ramènent à la rue. Les résurgences sont des eaux souvent troubles qui ne sentent jamais très bon.

Le Tueur venu du Centaure de Jacques Barbéri
Des personnages typiquement barbériens. Emportés par la folie ambiante aussi bien que par leurs propres délires, ils peinent à trouver un sens à ce qui leur arrive, jouets de puissances supérieures qui les dépassent. Quoi de plus normal : ce sont des héros, au sens romanesque du terme. Ils sont donc à la merci de leur créateur... mais aussi intrinsèquement exceptionnels, liés à l’intrigue de façon fusionnelle, indissociable. On retrouve là ce qui nous avait marqué dans Narcose  : la puissance de la création littéraire, sa capacité à donner vie à des histoires, des personnages, des univers, à effacer les frontières entre fiction et réalité.
 
Singularité, de Stephen Baxter
De sa vision spatiale et temporelle démesurée, qui commence à la Galaxie et s’étend jusqu’à l’univers entier, Baxter apparaît comme un écrivain mutant oscillant entre contraintes littéraires (une scène doit être ancrée dans un lieu et un temps) et scénario scientifique. Il a l’oeil holographique. Fusant, d’une extrême dextérité, du microcosme humain à l’échelle galactique, il étourdit le lecteur et ses personnages. Alors, bien sûr, si le lecteur a l’esthétique abstraite et une sensibilité exacerbée aux figures mouvantes de la matière, s’il n’est pas à la recherche de simplicité et de chaleur humaine, il vibrera aux illuminations et aux extravagances scientifiques de l’auteur.
 
Frère Kalkin, de Pierre Bordage
Présentation de l’éditeur
Le péril qui menace les espèces vivantes de la Galaxie ne cesse de croître. Chaque année, chaque instant sauvés augmenteront les chances de réussite de la chaîne quinte. Après le voyage en temps réel d’Ewen, les transferts à pliure quantique d’Ynolde, la course de vitesse est engagée et Kalkin doit trouver le moyen d’un transport supraluminique...
 

La trilogie de L’Autre Monde de Maxime Chattam
Maxime Chattam nous propose son troisième tome qui clos cette trilogie. Une belle incursion dans la fantasy et surtout un essai réussi. L’auteur plus spécialisé dans les romans policiers ou thrillers pour adultes ajoute avec cette série une nouvelle corde à son arc. Bien sûr on retrouve son coup de patte dans l’intrigue. Il nous tient en haleine jusqu’à la fin, permettant ainsi même aux plus âgés d’y trouver son compte.


Big Fan de Fabrice Colin
Ce fan ultime, c’est Bill Madlock, un anglais obèse dès sa plus jeune enfance – une enfance coincée entre un père absent et une mère qui pensait que le nourrir à outrance résoudrait tous les problèmes. Forcément rejeté par ses camarades, il va traverser sa scolarité isolé, sans éclat, avec pour seules passions les jeux de rôle et la musique. Jusqu’à sa découverte de Radiohead, qui éclipsera tout le reste – études, amis, travail. Bill n’a plus qu’une idée en tête : assister à tous les concerts possibles du groupe et tenter d’inculquer à ses camarades/collègues le culte des cinq d’Oxford.

Métacortex de Maurice G. Dantec
Présentation de l’éditeur
L’action se déroule aux alentours des années 2020, dans une époque où une vie vaut bien moins que les munitions servant à l’anéantir.
Au Québec, dans un contexte de Jihad mondial, Verlande et Voronine, duo de flics de choc, partagent leur temps entre des enquêtes sur des tueurs de flics militarisés, des enlèvements d’enfants par une organisation pédophile, des attentats aux armes de guerre et des opérations de maintien de l’ordre visant à juguler le flot sans cesse croissant d’immigrés clandestins cherchant à débarquer sur le sol américain. Verlande, né en France, est le fils d’un Waffen SS émigré de longue date au Canada. Voronine, son cadet, est le petit fils d’un membre des commandos de marine soviétique. Deux flics en guerre contre tous.
 
L’importance de ton regard de Lionel Davoust
On ressort du recueil de Lionel Davoust avec de nouveaux amis intimes, quelques ennemis et des images plein la tête. On s’émeut de l’envers du conte Pinocchio et des dessous supposés au mythe arthurien. On suit dans leur quête, tout en les désapprouvant les héros de « Regarde vers l’ouest » et « L’importance de ton regard ». On assiste, sans pouvoir la juger, à la chute-escalade des protagonistes de « Tuning Jack » et « Récital pour les hautes sphères ». On sourit des mésaventures du Juif errant, on grelotte en pensant à la glace et au froid.Des textes passent, la plupart restent. Avec un sourire aux lèvres, une vague nostalgie, on les garde ancrés en soi, longtemps.

La Parallèle Vertov de Frédéric Delmeulle
La Parallèle Vertov est donc un excellent roman d’aventure. Ce récit de voyage temporel est mené avec brio par un auteur qui démontre des qualités indéniables d’écrivain populaire, ne laissant rien au hasard et maîtrisant dans les moindres détails son histoire. Une réussite qui méritait incontestablement une réédition, en attendant – avec impatience – la sortie prochaine des Manuscrits de Kinnereth, second roman de Delmeulle se déroulant dans le même univers.


Les démons de Paris de Jean-Philippe Depotte. 
Entre le roman-feuilleton, les errances nocturnes d’un Paris qui se réinvente et l’ambiance délétère d’un début de siècle qui porte déjà en lui les bouleversements qui le traverseront, Les démons de Paris est une réussite incontestable, qui a les épaules pour supporter les risques pris sur son nom par Denoël. Roman populaire et intelligent, direct et bien mené, incontestablement une très agréable surprise dont la morosité ambiante des sorties actuelles ne doit en rien diminuer le mérite.



Terres étrangères (Acacia 2) de David Anthony Durham
Ce deuxième volet permet à l’auteur d’étoffer son propos sur le pouvoir et la relation à celui-ci, qui revient à perdre son humanité. Les grandes scènes épiques sont toujours de la partie, et viennent ajouter un rythme bienvenu au récit, même si les combats se mènent bien souvent ici avec d’autres armes que l’acier.
Une œuvre décidément mature, d’excellente qualité, avec un auteur qui maîtrise son sujet. On ne s’ennuie pas une seconde à la lecture, et on prend plaisir à suivre un monde complexe et foisonnant. Assurément un des cycles majeurs de fantasy, dont on attend la suite avec impatience !
 
Océanique de Greg Egan 
Avec Océanique, Le Belial’ poursuit un projet ambitieux mais magnifique, dont on ne peut que le féliciter car elle permet de découvrir plus avant un auteur qui n’est pas une des têtes de file de la hard-SF pour rien. Des idées souvent innovantes, des récits généralement passionnants, des personnages parfois superbes : il y a tout pour plaire dans ce recueil, pour peu qu’on aime être pris de vertige face à des idées fascinantes.


La loi du désert de Franck Ferric
Franck Ferric emprunte une voie ouverte par Brian Aldiss et sa Croisière sans escale, parue en 1958 : le road trip post-apocalyptique. De facto, La Loi du désert comporte des ressemblances notables avec son élégant prédécesseur. (...) Mais alors que Brian Aldiss emporte son récit crescendo vers une conclusion cynique et déroutante, Franck Ferric nous entraîne au terme du voyage avec une sérénité presque hypnotique, sans jamais tomber ni dans le fatalisme, ni dans le tragique. Son roman se résume assez bien à l’esprit des références musicales qui le parsèment, de la citation de Janis Joplin qui ouvre le récit à la réflexion de Raul se remémorant les paroles de la chanson A horse with no name du groupe America : peu importe le désert, peu importe la mort qui rôde, il faut continuer sur la route. Et ne pas oublier son propre nom. Est-ce que ce n’est pas ça, l’esprit du road trip ?

Le dit de l’eau (Le langage des pierres 2) de Pamela Freeman

L’histoire est rythmée, les scènes d’action ne sont pas en reste, et le Dit de l’eau poursuit admirablement le récit commencé dans le premier volume du cycle. On découvre davantage les personnages et leurs motivations, et on a hâte de lire le dernier volume de la trilogie. Un très beau récit, à la fois sombre et très humaniste, avec beaucoup de sensibilité et d’à propos. Un excellent cycle de fantasy, à découvrir !


Le suspense est savamment entretenu, les pages se suivent sans se ressembler, et l’on arrive au bout de ce texte (à suivre !) en ayant oublié de s’ennuyer.
Le Sabre de sang, tome 1 est donc, au bout du compte, un ouvrage dont le ramage ne trahit point le plumage. Vous ai-je dit tout le bien que je pensais de la couverture de Catherine le Carrer ?


Cygnis de Vincent Gessler
On doit souligner que ce roman est remarquablement bien écrit. On se laisse porter par le rythme du texte : les descriptions sont très précises, et on se surprend à ralentir la lecture pour profiter du décor. Mais le récit n’est pas lent ni ennuyeux, et les différentes scènes d’action sont dynamiques, et très visuelles. Le tout est parfaitement mené jusqu’à la conclusion, et se lit peut-être trop vite. Le roman est court, mais on ne trouve pas d’éléments inutiles, et aucune longueur n’est à déplorer.
Un excellent premier roman, dont le rythme est parfaitement pensé et suit l’état d’esprit des personnages. On entre donc d’autant plus facilement dans cet univers post-apocalyptique. Une belle réussite, et un auteur à suivre !
 
Dons d’Ursula Le Guin
Présentation de l’éditeur
Dans les collines des Entre-Terres vit un peuple de sorciers capables de miracles. D’un mot, d’un geste, ils allument un foyer, convoquent un animal, guérissent une blessure. Mais ils savent aussi mutiler, corrompre, asservir et tuer. Isolées dans leurs domaines, les familles de ces contrées vivent dans la crainte les unes des autres... Dons est l’histoire d’Orrec ; son héritage est le pouvoir de détruire. Quelle place trouvera-t-il dans ce monde cruel sans laisser sa naissance en décider pour lui ?
 
Petits arrangements avec l’éternité d’Eric Holstein chez Mnémos
On ne s’ennuie pas une seconde. Si, dans un premier temps, on a l’impression de retrouver l’ambiance d’un roman de Catherine Dufour, une sorte de rencontre entre la langue populaire d’Outrage et rébellion avec le thème de l’éternité du Goût de l’Immortalité, on oublie rapidement l’exercice de comparaison pour se laisser entraîner à la suite d’Eugène, Slawomir, Eddie, Copernic, et toute une série de personnages parfaitement incarnés avec leurs manies, leurs bassesses, leurs peurs et leurs espoirs. Les bonbonnes de cuivre, l’éther, les sociétés secrètes et les scènes parodiques semées çà et là font de ce texte un monde à part. La fin de l’histoire, bien que prévisible, n’arrive pas sans son lot de rebondissements.
Petits Arrangements avec l’éternité est un roman fort plaisant, entre le policier et le fantastique avec une pointe d’esprit steampunk. Un premier essai réussi, qui offre un aperçu de la voix personnelle et de l’imagination d’Éric Holstein et donne envie de lire, bientôt, un nouveau texte de cet auteur. Pourquoi pas de la Science Fiction ?
 
Dimension Russie de Patrice et Victoriya Lajoye
Cette anthologie propose des textes variés, qui permettent de découvrir un pan de la littérature russe assez méconnu au final, même si nous avons eu la chance en France d’avoir eu des publications hors collections spécialisées. Une préface et une introduction (bien qu’un peu trop courtes peut-être) permettent de se faire une idée de la SF russe tout en faisant le point sur les publications en France.

Vegas mytho de Christophe Lambert
Vegas mytho est donc un roman qui met en scène des personnages mythiques dans un contexte de rivalités mafieuses, de guerres ancestrales et de règlements de compte à la grosse artillerie et aux pouvoirs divins. Autant dire que les scènes d’action qui émaillent le récit sont explosives. Christophe Lambert signe un livre qui ne laisse pas de répit au lecteur. Mêlant suspense, action et réécriture de l’image des dieux antiques, il capte dans difficulté l’attention de son public d’un bout à l’autre du roman.
(...) Son style est celui du récit populaire, ayant pour objectif, avant tout, de divertir le lecteur. Au moins réussit-il pleinement à atteindre ce but, puisque Vegas mytho est un régal qui fait passer quelques heures de lecture fort plaisantes.

Robin de Stephen R. Lawhead
Stephen Lawhead est un romancier passionné d’Histoire. Dans la postface qu’il a rédigé, il revient sur la légende de Robin des bois et ses éléments historiques qui l’on conduit à non seulement avoir envie de romancer la vie du plus célèbre des voleurs, mais aussi à situer son action au Pays de Galles. Le résultat est un roman sans trop d’artifice. Dans le premier tome, c’est moins l’aspect épique des événements qui l’intéressent que l’envie de donner des bases solides à son récit (trois tomes sont parus en anglais). De ce côté là, c’est une réussite.
 
Les veilleurs de Vincent Message
Présentation de l’éditeur
Oscar Nexus a tué trois personnes dans la rue, puis il s’est endormi sur les cadavres. Nexus est un marginal auquel son emploi de veilleur de nuit n’a donné qu’un ancrage très fragile dans la réalité. Interné dans une clinique, il est pris en charge par Joachim Traumfreund, un médecin atypique et brillant qui a participé dans sa jeunesse aux mouvements de réforme de la psychiatrie. C’est à lui et à Paulus Rilviero, un officier de police, qu’on confie le soin de tirer au clair les mobiles de Nexus et de déterminer s’il est responsable de ses actes. Afin de se consacrer à ce cas intriguant, Traumfreund transfère le criminel dans une annexe de la clinique, un bâtiment situé dans un coin de montagne que l’hiver isole peu à peu. Une fois sur place, nos deux enquêteurs découvrent que Nexus est un dormeur pathologique qui reprend nuit après nuit le fil du même Grand Rêve. Pour comprendre son crime, Traumfreund et Rilviero vont devoir s’immerger dans cet univers onirique où Nexus mène une véritable vie parallèle. Captivés par les récits du meurtrier, ils sont parfois rattrapés par le doute : comment être sûrs qu’ils n’ont pas affaire à un fabulateur ? A partir de ce fait divers, Les Veilleurs nous entraîne dans une exploration passionnante des territoires de la folie et du sommeil.
 
Rien que l’acier de Richard Morgan
Si le monde mis en place par Richard Morgan est plutôt classique pour un univers de fantasy, ce premier tome de la série Terre de Héros, vaut surtout pour ses personnages. Chacun d’eux à une face sombre contre laquelle il doit lutter. (...)

Richard Morgan a su écrire une histoire avec ce qu’il faut d’action brutale, de mystère et d’humour pour nous accrocher dès les premières pages. Il déroule son récit avec efficacité et montre qu’il sait aussi bien faire de la science fiction que de la fantasy.
 
Chien du Heaume, de Justine Niogret
On retrouve le plaisir des romans de la geste arthurienne dans cette quête : les mots et autres joutes verbales sont plus importants que les batailles, et la quête de l’héroïne évoque les chevaliers à la recherche du Graal, qui vont d’aventures en aventures, où ils apprennent plus sur eux-mêmes que sur l’objet de leur quête. On retrouve aussi ces rencontres à la limite du rêve, qui disparaissent le jour venu. Mais le schéma classique de la quête est ici dépassé : la quête n’est plus une fin en soi, et ce n’est pas le seul élément qui fait de ce roman un ouvrage original, qui parvient à s’affranchir des codes de la fantasy.(...)
Un excellent roman, court et incisif, doté de figures marquantes qu’on peine à quitter. Le tout se dévore d’une traite, on en redemande !

La Ville absente, de Ricardo Piglia
La Ville absente a la forme d’une enquête policière qui nous transporte dans une Argentine de l’après-Perón réinventée. Dans l’univers décrit, la distinction entre le réel et la fiction n’a plus vraiment de sens, si ce n’est qu’elle permet d’interroger ces deux catégories. La "danseuse du Majestic", le "Gaucho invisible", la "petite fille rousse" côtoient Richter, Evita, Macedonio Fernández... la fiction a envahi la réalité, soit, mais la réalité n’existe à son tour qu’à partir des récits que l’on en fait : c’est ce qui fait le propos de ce roman ambitieux.
(...)
Le propos ambitieux du roman en fait une œuvre élitiste qui s’adresse clairement à un lectorat choisi, ce qu’on peut regretter. C’est un roman dans lequel on se perd, l’intrigue volontairement complexe en déroutera et en repoussera plus d’un. Il faut s’armer de patience pour finir par entrer dans ce roman au propos pertinent Attention, donc ! La Ville absente est un roman dans lequel on entre et on sort difficilement...

La conspiration du Loup Rouge de Robert V.S. Redick
Robert REDICK propose un roman de fantasy dans le plus pur style. Le lecteur trouvera tous les ingrédients inhérents au genre. Et même si l’auteur ne sort pas trop des sentiers battus ; il réserve quelques belles surprises au fil des pages. Il sait ménager ses effets et son suspense jusqu’à la fin.
(...) Ses personnages sont vraiment un plaisir de découverte, source de sensations. Pour certains individus, ils nous promettent encore de gros changements pour la suite de cette trilogie marine.Les derniers chapitres se lisent d’une traite et on fini haletant ce premier opus. Une belle fresque sur fond de fantasy navale.

L’Empire Ultime de Brandon Sanderson
L’Empire Ultime nous rejoue une sorte de lutte des classes à la sauce fantasy. Voilà qui est plutôt rare pour le genre. Brandon Sanderson a en plus l’intelligence de ne pas verser dans un simple manichéisme avec d’infâmes dirigeants contre de gentils opprimés. Il se montre d’ailleurs parfois critique envers la dureté de son héros contre les nobles. Bref, il préfère un léger gis à une simple opposition entre le blanc et le noir. Cela n’en rend son roman que plus intéressant.
(...) Il ne faut pas s’arrêter sur son apparente simplicité. Son auteur a su lui donner une dimension et une ampleur très intéressantes. C’est sans doute l’une des meilleures sorties en fantasy de ces derniers mois et Brandon Sanderson confirme après Elantris que c’est un auteur à suivre tout particulièrement.

Stalker d’Arkadi et Boris Strougatski
Un chef-d’œuvre, ce roman en est certes un. Il le doit au juste équilibre dont savait faire preuve Arkadi et Boris Strougatski dans l’utilisation des éléments science-fictifs au sein de leurs récits, les utilisant avant tout comme catalyseurs des événements, et non en leur donnant une importance occultant tous autres aspects de leurs livres.
Stalker est de ces lectures incontournables, qu’on ne peut pas ignorer, surtout quand l’ouvrage est réédité avec le niveau de qualité qui caractérise la collection Lunes d’Encre.

A travers temps, de Robert Charles Wilson :

À travers temps, dans sa modernité, revient aux questionnements essentiels de la SF, avec aisance et sans fioritures.

L’écriture simple, sensible et efficace de Robert Charles Wilson nous entraîne sans discontinuer dans les dédales du temps. Ce roman confirme, s’il en était encore besoin, le savoir-faire de son auteur.


L’Épouse de bois de Terri Windling
Poète et écrivain, Maggie Black reçoit en héritage une maison dans l’Arizona par l’un de ses amis qui vient de mourir. Lui aussi poète, David Cooper avait su sublimer le désert dans ses poèmes et percer les mystères du lieu. Des mystères que Maggie ne va pas tarder à découvrir en s’y installant avec l’intention d’écrire un livre sur son ami. Dans l’immensité et la solitude, elle découvre vite un drôle de folklore peuplé de créature étranges, effrayantes et attirantes...
(...) C’est un roman particulièrement brillant et intelligent, une vraie petite merveille à la découverte d’un lieu et d’un folklore.

Bruno Gaultier, Chloé, Eric Holstein, Jérôme Lavadou, Jérôme Vincent, Julien Morgan, Ketty Steward, Marc Alotton, Stéphane Gourjault, Tony Sanchez