Le Calice d’Adula
( Le Pil 2 )
de Matrix et Olivier Taïeb
aux éditions Dargaud ,
collection Fiction
Genre : SF

Scénariste : Olivier Taïeb
Dessinateur : Matrix
Couleurs : Brigitte Reboux
Date de parution : juin 2003 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 48
Titre en vo : 1

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Bof et rebof...

Il y a quelques mois, Olivier Taïeb et Matrix sortaient ensemble leur premier album  : L’Oeil de Sirrah, le tome 1 de la série Le Pil. Le premier des deux larrons fut d’abord rédacteur publicitaire, moniteur d’Etat en plongée et régisseur du spectacle aquatique de Muriel Hermine au cirque d’Hiver. Aujourd’hui, en parallèle du Pil, il écrit un scénario de long métrage. Le second est né au Liban en 1966 sous le nom de Thierry Martin. Il prit le pseudonyme de Matrix en 1993 en publiant ses premiers travaux en BD dans un magazine érotique. Plus sage, on lui doit le story board du film d’animation Kaena La prophétie. De leur rencontre sur Internet est née la série du Pil dont le premier album n’avait pas reçu que des louanges…

Reprenons depuis le début

Dans L’Oeil de Sirrah, nous faisions connaissance avec deux sœurs, façon jeunes et jolies, qui partaient à l’aventure pour ramener un œil de Sirrah, un élément indispensable à la fabrication du Pil, la substance qui assure la cohésion sociale du monde dans lequel elles vivent. Malheureusement, leurs chemins divergeaient après quelques épisodes mouvementés. La première, nommée affectueusement Roquette, se retrouve prisonnière des Uvnuls dans ce tome 2 alors qu’ils vont participer à une gigantesque bataille. Et la coutume veut que les prisonniers soient enchaînés et désarmés en première ligne pour servir d’amuse-gueules aux deux armées. Jade de son côté est entraînée dans l’autre camp aux côtés de celui qui l’a recueillie. Les deux sœurs se retrouveront-elles sur le champ de bataille ? Et quel lien tout cela peut-il avoir avec le Pil ?

Sans enthousiasme

Après un premier album vraiment peu emballant, l’arrivée du deuxième tome laissait présager le pire. Après avoir parcouru les 48 pages du Calice d’Adula, on dira que si le pire a été évité, l’ensemble n’est guère enthousiasmant. Le scénario retrouve un peu de vigueur mais les situations sont un rien convenues et accompagnées d’un humour potache qui laisse songeur. Et si finalement cette série s’adressait aux plus jeunes ? Ce serait dommage pour eux. Reste un album sans grande originalité dont on peut aisément se passer. Pour l’instant, Le Pil n’est pas vraiment convaincant.

Jérôme Vincent