Le Clairvoyage
de Anne Fakhouri
aux éditions L’Atalante ,
collection La Dentelle du Cygne
Genre : Fantasy

Auteurs : Anne Fakhouri
Couverture : Raphaël Defossez
Date de parution : mai 2017 Réédition
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 272
Titre en vo :
Première parution : octobre 2008


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Voilà un bon roman de fantasy pour les plus jeunes... et aussi les moins jeunes.

Une auteure pour tout le monde
 
Professeur de français, Anne Fakhouri s’est lancée dans l’écriture en publiant en 2008 un diptyque prévu pour la jeunesse, Le Clairvoyage et La Brume des jours. Elle rencontre un certain succès qui lui vaut le Grand Prix de l’Imaginaire en 2010. Depuis elle a publié Narcogénèse (L’Atalante, 2011), un thriller pour adultes mélangeant flics et sorcières, ainsi qu’American Fays (Critic, 2014), coécrit avec Xavier Dollo. L’Atalante vient de rééditer dans sa nouvelle collection poche Le Clairvoyage. Et voici le critique blasé, mal embouché après une nuit d’ivresse, qui s’attelle à la lecture de l’opus… Fakhouri vaut-elle le coup ?
 
Clara et les fées
 
Clara est une petite fille qui, à la mort de ses parents, vient habiter chez son oncle Antoine. Marié à la froide et fantasque Bébé, Antoine paraît un peu excentrique à la jeune fille. Elle a d’ailleurs interdiction d’aller au grenier. Clara n’en a cure et y va, accompagné du jeune Gauvain, n’écoutant pas les avertissements et traînant avec elle sa poupée miss Buba. Tout est bizarre dans cette maison et Clara ne tarde pas à voir d’étranges créatures : les fées existent-elles pour de bon ? Viennent bientôt les feux de la Saint-Jean où Clara va rencontrer Merlin et Titania…
 
Un bon roman pour la jeunesse
 
Le Clairvoyage peut clairement séduire un public adolescent, tant par la personnalité de l’héroïne que par les thèmes envisagés (le deuil des parents, le passage à l’âge adulte, la dialectique rêve/réalité, etc.). Anne Fakhouri ne manque pas d’habileté pour mener son intrigue et on apprécie l’hommage à Shakespeare et au Songe d’une nuit d’été. Au final, même un adulte blasé et cynique peut avoir envie de lire la suite, La Brume des jours. Voilà donc plutôt un bon bilan camarade !
 

Sylvain Bonnet