Le Club des mauvais jours
( Lady Helen 1 )
de Alison Goodman
aux éditions Gallimard Jeunesse
Genre : Fantasy à vapeur

Auteurs : Alison Goodman
Couverture : Laurent Besson
Traduction : Philippe Giraudon
Date de parution : 0000 Inédit
Langue d'origine : Anglais US
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 576
Age minimum : 13 ans
Titre en vo : The Dark Days Club
Cycle en vo : Lady Helen
Parution en vo : janvier 2016

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Une nouvelle série Jeunes Adultes qui s’annonce bien !

Alison Goodman est une auteure australienne à qui l’on doit notamment la série jeunesse Eon. En 2016, elle proposait une nouvelle série, Lady Helen, orientée jeunes adultes, pour laquelle elle s’est beaucoup documentée (voir l’interview de l’auteur). La sortie récente du second tome, est l’occasion de revenir sur le début de cette série, le Club des mauvais jours
 
Lady Helen rencontre Lord Carlston et plus rien ne va !
 
Lady Helen est une jeune aristocrate anglaise qui n’attend qu’une chose avec impatience : être présentée à la Reine. Cependant, le passé trouble de sa défunte mère n’est pas pour l’aider. Le retour à Londres d’un cousin éloigné, Lord Carlston, vient compliquer un peu plus les choses, d’autant que l’homme a une réputation douteuse et qu’il s’est mis en tête de montrer à Lady Helen le monde de ténèbres auquel il appartient.
 
Une aristocrate engoncée dans le carcan de l’étiquette.
 
La jeune Lady Helen est un personnage vif et qui, dès le début du roman, se bat contre son côté impulsif. Ce qui pourrait s’apparenter à un simple trait de caractère malvenu s’avère être une des caractéristiques propres des Vigilants, ces individus qui protègent les innocents de créatures maléfiques. Lord Carlston, un Vigilant lui-même, se met en tête d’initier Helen à ce monde, parfois contre la volonté de la jeune femme. Une relation complexe s’installe alors entre ces cousins qui ne se comprennent pas mais doivent pourtant cohabiter.
 
Si le thème de la jeune aristocrate coincée par l’étiquette n’est pas nouvelle, l’ensemble de la trame permet aisément d’oublier l’impression de déjà-vu qui peut interpeller le lecteur au premier abord. L’émancipation progressive de Helen au cours du roman est bien menée et maintient l’intérêt du lecteur jusqu’à la fin de ce premier tome.
 
Un monde à double face.
 
En découvrant ce monde caché où des personnes comme elle se battent contre des créatures maléfiques ayant pris l’apparence d’humains, Helen fait le grand écart avec ce qu’elle a toujours connu. Loin des babillages, des salons et préparations de bal, elle se confronte notamment à la misère et à la violence des bas fonds de la société.
Ce contraste est très bien géré par l’auteur qui, au début du roman, prend le temps de décrire l’univers feutré et protégé de Helen. Elle le confronte ensuite à l’autre aspect, moins reluisant, du Londres de la Régence. Cela lui permet d’installer les ennemis de Helen dans les deux mondes et de compléter la description de l’univers proposé.
 
Le Club des mauvais jours est un roman bien mené qui sait jouer sur les contrastes de l’époque dans laquelle la trame s’installe. Les personnages donnent envie au lecteur de les suivre dans leur futures aventures. Un premier tome qui annonce donc une bonne série Young Adult. Affaire à suivre.

Jacquemine Coquio