de Michel Weyland et Michel Weyland
aux éditions Dupuis ,
collection Repérages
Scénariste :
Michel Weyland
Dessinateur :
Michel Weyland
Couleurs :
Nadine Weyland
Date de parution : juin 2004
Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 48
Titre en vo : 1
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Toujours aussi alerte, la belle aventurière tombe pourtant dans les filets d’une secte
Quelle
héroïne peut se prévaloir d’un si grand nombre de tomes ? Elles
ne sont pas si nombreuses celles qui ne prennent jamais une ride malgré
les albums qui s’enchaînent. Jessica Blandy, Yoko Tsuno, Natacha en font
partie, chacune d’elles a imposé son style, sa marque et a conquis un public
qui leur est toujours fidèle. Derrière chacune d’entre elles se
cache un auteur, un créateur, un amoureux peut-être, qui leur a consacré
sa vie. C’est le cas de Michel Weyland. Depuis 1979, année qui a vu la
naissance d’Aria, il narre inlassablement ses multiples aventures aux quatre coins
du monde qu’il a imaginé pour elle. Toute une génération
a grandi avec cette première héroïne d’héroïc fantasy
double féminin de Thorgal.
" Ne pensez pas, croyez ! "
Furia, le cheval d’Aria,
tombe par inadvertance dans une fosse où gisent les cadavres de soldats.
Une armée s’est donc affrontée en cet endroit, si tous sont morts,
ils ont laissé derrière eux leurs armes imbibées de poison.
Le cheval d’Aria n’a qu’une légère entaille mais bientôt il
devient fou de douleur. Un vieil homme apprend à Aria que son destrier
est condamné et lui suggère de l’abattre dans l’instant pour lui
éviter d’inutiles souffrances. Aria, les yeux embués de larmes rate
son tir. Terrorisé, le cheval s’enfuit avec toutes ses affaires, elle se
lance à sa poursuite. Ereintée, désemparée, elle parvient
jusqu’à une ville où une jeune femme l’aborde. Celle-ci lui propose
de venir prendre un peu de repos dans un havre de paix, un centre consacré
à Bohom. Notre belle héroïne ne se doute pas qu’elle vient
de mettre le pied dans le piège tissé par une secte.
Une
bonne entrée en matière à l’héroïc fantasy
Toujours
arpentant les diverses contrées du monde imaginaire que Weyland a construit
pour elle, Aria se trouve cette fois aux prises avec un ennemi qui ne manie pas
les armes mais qui manipule son esprit. Elle se laisse embrigader comme n’importe
quel lambda suite à la douleur provoquée par la perte de son fidèle
compagnon. Weyland tente de mettre à jour les procédés utilisés
par les sectes, de les étaler aux yeux de tous afin de les dénoncer.
Entreprise louable s’il en est, mais l’on est dérangé par la lourdeur
de la " morale ". Le discours final d’Aria sur la religion, l’intimité
qu’elle suppose sans avoir à passer par des prélats et autres prédicateurs
est en trop, surtout avec la pirouette qu’utilise le scénariste qui doit
bien sentir à cet instant que ces mots dans la bouche de son héroïne
rompent la narration. Tout cela aurait gagné à être suggéré
plus finement, mais c’est un peu un problème récurrent chez Weyland.
Passons, l’aventure est encore une fois au rendez-vous et la première héroïne
d’héroïc fantasy, même si elle n’a plus la fraîcheur des
débutantes, conserve un charme et une beauté toujours intacts. Les
inconditionnels seront une nouvelle fois séduits et la magie du monde d’Aria
convertira bien encore quelques nouveaux adeptes.







