Le Mage du prince
( La Prophétie du Royaume de Lur 1 )
de Karen Miller
aux éditions Pocket ,
collection Fantasy
Genre : Fantasy

Auteurs : Karen Miller
Couverture : David Wyatt
Traduction : Jean-Claude Mallé
Date de parution : janvier 2010 Réédition
Langue d'origine : Anglais UK
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 704
Titre en vo : The Innocent Mage: Kingmaker Kingbreaker Book One
Cycle en vo : The Innocent Mage
Parution en vo : 2005

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Un bon roman de fantasy

Karen Miller est australienne. Elle se fait connaître en France avec le dyptique de La prophétie du Royaume de Lur dont Le mage du prince est le premier tome. Elle a aussi écrit une trilogie qui n’a pas encore été traduite, Godspeaker. Et sous le pseudonyme de K. E. Mills elle a aussi rédigé plusieurs romans don’t certains de la série Stargate SG1.

Un royaume protégé

Le royaume de Lur est protégé par une immense barrière magique, qui lui permet d’échapper aux terribles pouvoirs du sorcier Morg depuis des centaines d’années. Les Doranens gouvernent le royaume grâce à la magie tandis que les Olkens ont interdiction absolue de l’utiliser, sous peine de mort.

Le jeune Asher, un Olken, a quitté sa famille pour faire fortune à la capitale et tenir une promesse faite à son père. Il devient l’assistant du Prince Gar et devra apprendre les usages de la cour, ce qui ne se fera pas sans difficultés…

Un déroulement classique

Une prophétie, un jeune homme balloté par des événements qui le dépasse, de la magie… les ingrédients d’une histoire classique de fantasy sont réunis dans ce roman qui se distingue cependant par un cadre fermé : le royaume de Lur n’est pas très étendu, ce qui permet à l’auteur de s’attacher aux pas du héros et à son amitié naissante avec le prince Gar. Pas de grands voyages et de décors grandioses ici, l’auteur met en place la vie de tous les jours d’Asher, qui passe beaucoup de temps à se débattre avec les règles de cour et son travail quotidien.

Le héros justement, de par ses origines modestes de pêcheur, a un phrasé très familier qui donne une saveur particulière aux dialogues. Des dialogues enlevés, de la gouaille, un scénario mené de main de maître… le roman est très bien construit et on s’attache au héros et à ses déboires, ainsi qu’aux problèmes de politiques de la famille royale. On regrettera peut-être une galerie de personnages secondaires un peu falots, et trop en retrait.
 
Avec une histoire basée sur l’amitié naissante entre Asher et le prince, la quête et les événements devant bouleverser l’équilibre du royaume passent presque en arrière-plan ; et c’est ce qui fait tout l’intérêt de cette histoire qui ne serait autrement qu’un roman de fantasy de plus. La fantasy australiene (Pamela Freeman avec Le dit du sang) a décidément de bien belles plumes à offrir, et Karen Miller nous offre un bon aperçu de son talent !

Tony Sanchez