Le Programme : Cible n°1
de Allen Zadoff
aux éditions Albin Michel ,
collection Wiz
Genre : Thriller

Auteurs : Allen Zadoff
Traduction : Hélène Borraz
Date de parution : avril 2014 Inédit
Langue d'origine : Anglais US
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 374
Titre en vo : Boy Nobody
Parution en vo : 2013

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Un thriller efficace

Allen Zadoff est un auteur connu pour ses romans pour les adolescents. Le Programme : Cible n°1 est son premier roman traduit en français.

Un jeune garçon comme les autres ?

Benjamin arrive dans un nouveau lycée. Il se fond dans le décor, se fait des amis, de telle sorte qu’on ne le remarque pas. Une fois adopté par son nouvel environnement, il en profite pour atteindre sa cible et accomplir sa mission, selon les ordres qui lui sont donnés par téléphone par une mystérieuse Agence. Il s’acquitte de ses missions avec efficacité, jusqu’au jour où il doit éliminer le maire de New York.

Il va se rapprocher de Sam, la fille du maire, et commencer à avoir des sentiments, sans se douter que son humanité naissante est sa pire ennemie.

Votre mission, si vous l’acceptez...

En l’occurrence, le jeune garçon n’a guère le choix ! Recruté très jeune, on l’a transformé en véritable tueur à gages : discret (qui se méfierait d’un adolescent ?), efficace, il agit avec un sang-froid glaçant. Une parfaite machine à tuer, sauf quand les sentiments s’en mêlent... L’écriture est à l’image du personnage principal (la narration est à la première personne) ; froide, distante, elle va à l’essentiel. Les descriptions sont ainsi réduites au strict minimum, et l’accent est mis sur l’action. Le héros est là pour agir, pas pour réfléchir plus que nécessaire.

Les dialogues sont à l’image du roman, percutants et sans fioritures. L’efficacité est de règle ici, et c’est aussi le point faible de ce roman : tous les ingrédients d’une bonne histoire (rythme, rebondissements) sont bien présents, mais tout est trop calibré, il manque un supplément d’âme à ce premier volet pour en faire un excellent roman. La lecture est agréable, mais on peine à s’attacher au héros, trop peu humain pour le moment. Ses doutes quant aux objectifs de l’agence qui l’emploie laisse toutefois supposer des changements à ce niveau, la suite peut se montrer intéressante...


 

Tony Sanchez