de Gess et Fred Duval
aux éditions Delcourt
Scénariste :
Fred Duval
Dessinateur :
Gess
Couleurs :
Isabelle Rabarot
Date de parution : juin 2003
Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 48
Titre en vo : 1
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L’héroïne de la collection SF de Delcourt revient en grande forme
On
n’attendait plus la belle Carmen. Le dernier album, Deus ex Machina, remontait
à octobre 2000. Le temps se faisait long… Fred Duval est le scénariste
des deux séries phares de la collection Néopolis de Delcourt, Travis
et Carmen McCallum. Les deux faces d’une même pièce ? Ils
évoluent dans le même monde futuriste, usent et abusent d’armes d’une
technologie très avancée et leur charme naturel fait des ravages.
Bref, des jumeaux en quelque sorte qui ont chacun leur propre série dont
le succès est égal. C’est grâce à la rencontre avec
Vatine et Blanchard aujourd’hui aux manettes du "Label série
B " chez Delcourt, qu’il se lance dans la BD. Si la S-F est un monde dans
lequel il se sent à l’aise, il a commencé par le western, thème
de son premier album, 500 Fusils,paru en 1995. La coloriste était
une certaine Isabelle Rabarot, travaillant aujourd’hui dans Carmen. Il
retrouvera ce genre quelques années plus tard en co-scénarisant
avec François Capuron Gibier de Potence (Delcourt). Depuis, il est
aux commandes de nombreuses séries et multiplient les collaborations. Retenons
quelques titres représentatifs de son univers. Travis d’abord qu’il
réalise avec Quet et dont le premier cycle vient de s’achever avec le très
surprenant tome 5, Cybernation. Mâchefer
chez Vents d’Ouest qui met en scène un bon vieux routard aux muscles "
huileux " dans un univers post-apocalyptique. Petite note, ne pas le confondre
avec son homonyme Stéphane Duval qui publie également chez Delcourt
mais dans une veine plus fantasy. Et qui surtout est dessinateur.
Gess
est lui aussi passé par le sieur Vatine, grand manitou du label série
B chez Delcourt. Lorsque Vatine lui propose de dessiner une nouvelle série
chez Delcourt, Carmen McCallum, cela convient parfaitement à Gess
qui a un goût immodéré pour la science-fiction. C’est dans
ce même genre qu’il officie en tant que co-dessinateur avec Steph sur l’album
Ultima Parano paru chez Delcourt également.
Il collabore, en outre, avec les éditions de l’Atalante pour qui il a réalisé
un certain nombre de couvertures dont celles d’Orson Scott Card comme par exemple
Enchantement ou le
cycle Les Portulans de
l’imaginaire.
Séparation difficile…
Carmen vivait une belle
histoire d’amour avec Russel dans une petite retraite sur une plage australienne
perdue avant que le bateau de celui-ci n’explose en pleine mer. Dans le même
temps, des drones attaquent la maison dans laquelle elle dort encore et tentent
de détruire des dossiers informatiques. Si Carmen s’en sort indemne, on
ne retrouve pas le corps de Russel. Le capitaine Brennan, vieil ami du couple,
arrive sur les lieux et apprend la nouvelle à la jolie mercenaire qui décide
de se lancer à sa recherche, persuadée qu’elle le retrouvera s’il
est encore en vie.
Un bon début de cycle
Ce sixième
tome marque le début du troisième cycle qui devrait se clore en
trois albums. Une bonne accroche puisque Carmen, mercenaire de son état,
n’est plus au service d’un employeur mais travaille cette fois-ci pour elle-même.
Il ne fallait évidemment pas que la romance amorcée entre Russel
et elle paralyse l’action. Duval s’en sort donc avec la pirouette de la disparition
de l’être cher, ce qui permet de dynamiser à nouveau la série
pour quelques tomes supplémentaires. Carmen est devenue de plus en plus
" humaine " au fil des albums. N’oublions pas que, dans les premiers
tomes, elle était tout de même un agent de l’IRA. Elle ne fait toujours
pas dans la dentelle mais elle met maintenant ses compétences au service
de " causes justes ". Quelle plus belle cause d’ailleurs que celle de
retrouver son amour perdu ou du moins de comprendre les raisons de sa disparition
? Cependant, ce qu’elle va découvrir sur Russel pourrait remettre en cause
ses sentiments face à un homme qui s’avère différent de celui
qu’elle aime. Heureusement que les vieux amis, Brennan et Seaside, sont là
pour épauler la belle. Moins d’action pour cet album au profit de la psychologie
des personnages qui se livrent un peu plus. Que l’on se rassure néanmoins,
il y a quelques belles scènes d’explosion. Gess prend un plaisir évident
à retrouver son héroïne et livre quelques planches très
sympas. Dommage pourtant que la couverture ne soit pas des plus réussies.


