Le Tatouage
( Djinn 3 )
de Jean Dufaux et Ana Miralles
aux éditions Dargaud
Genre : Fantastique
Sous-genres :
  • Erotique

Scénariste : Ana Miralles
Dessinateur : Jean Dufaux
Couleurs : Ana Miralles
Date de parution : octobre 2003 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 48
Titre en vo : 1

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"Mélodie d’amour, chantait le corps d’Emmanuelle…"

C’est toujours un peu délicat lorsqu’un un éditeur choisi d’attirer notre attention sur une série qui en est déjà à son troisième tome. Spécialement lorsque celle-ci a été plutôt bien accueillie lors de la parution des deux premiers volets.

C’est délicat, et fâcheux. Car nous avons affaire d’évidence à un volume de transition. C’est ce que l’on dit généralement lorsque l’intrigue tient résolument en quelques lignes, ne fait que reprendre les éléments du tome deux et annoncer ceux du tome quatre.

Alors que dans La Favorite et Les 30 clochettes, Jean Dufaux et Ana Miralles nous racontaient comment Kim Nelson était partie en Turquie sur les traces de Jade, sa grand-mère, favorite du sultan Murati, et comment sa quête l’avait amenée à s’intéresser au trésor de ce dernier, Le Tatouage ne nous offre guère qu’une remise à plat de nos connaissances.

La jeune anglaise, toujours désireuse d’en savoir plus sur Jade, a dû se soumettre aux fantasmes de trente hommes pour être admise dans le harem de Ebu Sarki, descendant du bras droit du sultan. Elle compte bien que ce dernier saura lui en dire plus sur cette aïeule mystérieuse qui, en 1912, aurait trahi son suzerain par amour pour un lord anglais et sa femme.

La BD de charme a toujours eu un public fidèle. Participant à l’éducation sexuelle de générations entières d’adolescents à la turgescence encore strictement intime, elle reste un classique du genre. Si en plus elle dispose d’un scénario digne de ce nom, on frise l’œuvre d’art. C’est paraît-il le cas avec Djinn.

Hélas l’intrigue de ce tome 3 ne m’a pas convaincu. Certes, la sensualité du trait de Miralles, et la chaleur des colorisations contribuent à une indéniable beauté. Mais, peut-être parce que j’ai passé l’âge des émois qui collent à la couette, je n’y ai rien vu de plus envoûtant que dans la séance dominicale de M6.

Soit vous êtes amateur du genre, et dans ce cas vous avez certainement lu les premiers volets de cette série, soit ce n’est pas cas, et alors ce Tatouage risque de ne pas vous laisser de souvenir plus indélébile que celui au henné dont il est question dans ces pages.

Eric Holstein

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