Le Temps de Palanquine
de Thierry Di Rollo
aux éditions Le Bélial
Genre : Science Fiction
Sous-genres :
  • Apocalyptique

Auteurs : Thierry Di Rollo
Couverture : Leraf
Date de parution : mai 2017 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 284
Titre en vo :

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Un franc-tireur
 
L’œuvre de Thierry Di Rollo ne peut être rattachée à aucun courant de la science-fiction tellement l’auteur cultive une veine très personnelle et une vision très noire du futur. Après avoir publié des nouvelles dans des revues et des anthologies (dont la fameuse Territoires de l’inquiétude dirigée par Alain Dorémieux), Di Rollo s’est fait remarquer du public avec les très désespérés La Profondeur des tombes (Le Bélial, 2003) ou Meddik (Le Bélial, 2005). Dans les années suivantes, il s’est même essayé à la fantasy avec le diptyque Bankgreen/Elbrönn non sans succès ! Auteur très noir dans sa vision du futur, Thierry Di Rollo est aussi un fan des Beatles et de la chanson "Eleonor Rigby". Le Temps de Palanquine, publié par les éditions Le Bélial, reprend, soyons clairs, toutes les obsessions de l’auteur. Est-ce pour autant une réussite ?
 
Face à l’apocalypse
 
Depuis une quinzaine d’années, un énorme corps céleste nommé Palanquine fonce sur le Système solaire et la Terre. Sur Terre, dans les mégalopoles, on a essayé de réagir. Il y a Lockerbie par exemple, physicien génial qui vient de mettre au point le voyage temporel. Convaincu par ses collègues qu’il faut changer le passé pour donner vingt ans de plus à l’humanité pour lui permettre d’écarter Palanquine, il lance des voyageurs temporels nommés « rectifieurs » dans le passé pour accélérer le progrès technologique. Mais ceux-ci échouent et conduisent à un effacement rétroactif de certaines technologies… Lockerbie ne lâche pas pour autant l’affaire et recrute d’autres « rectifieurs ». C’est ainsi qu’Eleonor Wayne et John Linker, un couple d’amoureux, sont engagés. Mais ont-ils encore une chance de pouvoir sauver l’avenir en changeant le passé ?
 
Un roman noir d’anticipation
 
Grosso modo, Le Temps de Palanquine reprend l’hypothèse de départ du film (surestimé) de Lars von Trier Melancholia. Sauf qu’il y a un ton, entre amertume, désenchantement et, oui, romantisme, qui n’appartient qu’à Thierry Di Rollo. Que cherchent John Linker et Eleonor Wayne ? Sauver leur peau, ce qui peut revenir paradoxalement à sauver l’humanité. Pourquoi ? Parce qu’ils s’aiment. Cela paraît con mais c’est essentiel dans un roman où la catastrophe planétaire se rapproche et où l’homme doit rester humain. On notera au passage un hommage à Philip K. Dick assez savoureux. Le Temps de Palanquine est une grande réussite de Thierry Di Rollo, un pessimiste qui n’a jamais autant cru dans l’humain dans la science-fiction ! Et puis quelqu’un qui aime autant les Beatles ne peut qu’être un individu de qualité…
 

Sylvain Bonnet

Le nouveau roman de Thierry Di Rollo est une franche réussite, très personnelle et très noire, qu’on ne peut que recommander !

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