Le garçon qui courait
de François-Guillaume Lorrain
aux éditions Editions Sarbacane ,
collection Exprim’
Genre : Historique
Sous-genres :
  • Sport

Auteurs : François-Guillaume Lorrain
Date de parution : janvier 2017 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 208
Age minimum : 10 ans
Titre en vo :

Lire tous les articles concernant François-Guillaume Lorrain

La chronique de Margot, 14 ans.

L’auteur

François-Guillaume Lorrain est né en 1970. Sa carrière d’écrivain commence dès 1995, mais ses œuvres les plus connues sont récentes : "Les enfants du cinéma", "L’année des volcans" et "Peau de mouton".

Parallèlement, il est journaliste et critique de cinéma, et il traduit également des romans de l’italien et l’allemand.

L’histoire

Sohn Kee-Chung n’est qu’un petit garçon lorsqu’il doit pour la première fois s’échapper face aux japonais. En effet, bien avant la seconde guerre mondiale, la Corée devient contrée japonaise et ses habitants doivent subir toutes sortes d’affronts et d’humiliations.

Alors, quand son grand-frère se révolte publiquement, Kee-Chung est obligé de courir. Courir pour sauver sa vie. Il se découvre ainsi un talent, qui lui servira énormément par la suite, surtout quand il faudra subir les répercussions de la manifestation de son frère et se battre pour vivre, libre et en son nom.

Mon avis

J’ai adoré ce roman ! Je trouve que nous, européens, ne connaissons pas assez l’Asie, particulièrement durant la seconde guerre mondiale. Ce roman permet de découvrir l’occupation japonaise en Corée, les rapports de force et le climat de terreur que cela implique, à travers une histoire inspirée de celle d’un homme réel.
 
Même si c’est écrit à la troisième personne, l’auteur parvient à nous communiquer ce que ressent le personnage principal. Ainsi, l’injustice et l’humiliation, la révolte, la contrainte ou encore le terrible sentiment de se dire que sa nation n’existe plus ne nous sont plus du tout étrangers ; et c’est vraiment triste de se dire que c’est vraiment arrivé, que des enfants ont vécu de tels camps d’internement, que des familles ont subi ces brimades...

J’admire également la justesse avec laquelle est décrit le moral d’acier qu’il faut avoir pour courir à haut niveau. Nous suivons les pensées de Kee-Chung lorsqu’il court, et c’est stupéfiant.
 
L’écriture est donc très entraînante et intelligente, l’auteur sait mettre les bons mots là où il faut pour que cela nous atteigne. Il y a des ellipses aux bons moments si bien que ce roman, qui couvre pourtant toute une vie, ne paraît pas si long et est fluide.
 
 C’est donc un très bon roman, émouvant et sérieux, qui ouvre à la guerre en Asie, à la culture coréenne et à la course. Il donne envie de se battre pour ce en quoi on croit, pour ce qu’on est.
 

Marc Alotton


chroniqueur(se) ado.