Les Larmes de Gosharad
( Kookaburra Universe 5 )
de Ludollulabi et Stéphane Miquel
aux éditions Soleil
Genre : SF

Scénariste : Stéphane Miquel
Dessinateur : Ludollulabi
Couleurs : Sébastien Lamirand
Date de parution : août 2005 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 46
Titre en vo : 1

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De l’action, du sentiment, de la noblesse et finalement une justice... pour un bon album de série B

Série parallèle à Kookaburra, Kookaburra Universe présente le passé des personnages principaux de la première en un ou deux tomes. Après Crisse, Ange et Gaudin pour les quatre premiers volumes, c’est un duo de jeunes scénaristes de l’écurie Soleil qui prend les rênes de ce cinquième volet. Miquel et Tackian ont tous deux été journalistes, le premier a roulé sa bosse pendant quinze ans en France et à l’étranger, le second a sévi comme rédacteur en chef de plusieurs journaux. Ils se rencontrent en 1996 et depuis ils écrivent leur scénario à quatre mains. Leur collaboration dans l’univers de la bande dessinée a débuté sur Lanfeust Quest, le jeu vidéo inspiré de la saga Lanfeust de Troy de Tarquin et Arleston, dont ils ont réalisé le scénar. Viennent ensuite des albums chez Soleil comme Les Insurgés d’Edaleth ou L’Anatomiste. En 2003, ils fondent ensemble le Studio Delawine, une société de production de courts et longs-métrages.

Le dessinateur Ludollulabi, de son vrai nom Ludovic Moullière, se lance en autodidacte dans la bande dessinée. Il crée en 1998 et avec son frère les Editions Mercutio afin de publier sa première série, Niutsuendo. Après un premier album co-écrit avec son frère, Le Fils du Père Noël, il arrive chez Soleil avec Eternal Midnight, une série dont il assume les dessins et le scénario.

« Vous êtes des dizaines de milliards dans toute la galaxie à nous rejoindre en direct pour suivre le procès du jeune sniper Dragan Mitchell Preko. »

Tribunal militaire de la Haute cour de justice, le sniper Preko doit répondre du crime de haute trahison. A travers son récit en flash back, le lecteur découvrira quels sont les faits qui lui sont réellement reprochés. Tout commence lors de la campagne sur Ganesha réduite en cendres par l’Alliance pour des raisons stratégiques dans le conflit qui l’oppose aux Amazones. Dans la capitale, Gosharad, se trouve l’Orbe sacré, symbole de la puissance de GAnesha. Si l’Alliance parvient à s’emparer de ce symbole, la défaite des Ganeshides sera totale.

Mais l’Orbe est protégé par un champ de protection extrêmement puissant. Seul un petit groupe d’hommes peut s’y infiltrer. L’unité du sniper Preko est donc envoyée en mission et doit coûte que coûte récupérer l’Orbe. Preko va bientôt découvrir que la guerre a toujours son lot de barbarie et de boucherie, et que ces dernières ne sont pas toujours du fait du camp opposé. 

« Je m’appelle Dragan Mitchel Preko, membre de l’unité Snipers des forces armées de l’Alliance terrestre. Je reconnais les faits qui me sont reprochés et je les revendique. »

Pour ce cinquième épisode, la nouvelle équipe d’auteurs retourne au personnage qui a ouvert la série, Dragan Preko. Nouveau saut dans son passé qui décidément est étroitement lié aux enfants, un détail qui crédibilise d’autant plus son rôle dans la série mère Kookaburra. Cette fois le fier sniper passe en jugement. En commençant par cette fin qui étonne d’emblée les lecteurs et la narration en flash back, les auteurs assurent déjà un scénario à rebondissements. Un exercice périlleux dont ils se sortent plutôt bien avec un récit fluide et efficace. L’histoire en elle-même « dénonce » les crimes commis par des militaires extrémistes, ce qui pousse parfois à un récit consensuel plein de bons sentiments. Il est vrai qu’avec une série grand public, il est difficile de faire autrement.

Du côté des dessins, le style de Ludolullabi, qui flirte avec le manga, privilégie les plans serrés sur ses protagonistes, ce qui permet une plus grande proximité avec le lecteur. Le dynamisme de son graphisme et le choix de ses cadrages font de cet album un bon Space Opera. Les Larmes de Gosharad n’est peut-être pas le meilleur de la série mais il se lit sans déplaisir.

Charlotte Volper

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