Les Sans-Âmes
( 1 )
de Emmanuel Michalak et Mickael Le Galli
aux éditions Delcourt ,
collection Insomnie
Genre : Fantastique

Scénariste : Mickael Le Galli
Dessinateur : Emmanuel Michalak
Couleurs : Fabrys
Date de parution : juin 2003 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 46
Titre en vo : 1
Cycle en vo : Guin Saga

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Le début du cauchemar...

Comme de nombreux auteurs de Bande dessinée, Michalak et Le Galli sont des passionnés depuis toujours. Emmanuel Michalak a suivi les cours des Beaux Arts de Reims avant de se faire virer, de participer à des fanzines et de finalement monter son propre atelier. Par la suite, il fera également des illustrations pour des jeux de rôles. De son côté, son compère Le Galli a eu la chance de pouvoir s’occuper d’une bédéthèque à 14 ans, lui permettant d’étancher sa soif de BD sur des milliers de volumes. Il se transformera en scénariste quelques années plus tard à l’occasion d’une thèse sur la BD et d’une rencontre avec Dieter.

Du classique qui dérive


Tout commence comme un polar bien classique. L’inspecteur Edgar Harris travaille sur le phénomène des " sans âmes ", des gens errant nus dans Los Angeles vers une mystérieuse destination. Ses méthodes sont parfois musclées et son franc-parler lui attire régulièrement des ennuis. En rendant visite à un avocat d’affaire connu pour ses liens avec certaines sectes, il a la surprise de découvrir que ses collègues policiers sont déjà sur place. Et pour cause ! L’homme a été tué avec son propre revolver d’une manière bien mystérieuse. C’est le début d’un engrenage complètement fou pour Harris.

Premières pierres

Au premier abord, Les Cercles d’Akamoth ressemble à un film américain. Les stéréotypes sont là : le flic grande gueule, musclé et qui au final a toujours raison, le chef irascible, l’assassinat mystérieux, les journalistes qui posent trop de questions… Rien de bien nouveau sous le soleil de la BD. Sauf que Michalak et Le Galli n’ont placé dans cet album que les premières pierres de leur intrigue. Pour leur personnage, c’est le début d’une profonde remise en question. Ses certitudes vont peu à peu se briser tandis que le fantastique fait son apparition dans l’enquête. Un phénomène qui commence à se faire sentir à la fin de cet album et qui se développera dans les prochains si on en croit les propos des auteurs (cf l’interview). En clair, on risque de s’écarter du côté polar pur et dur pour quelque chose de plus original. Vivement la suite.

Jérôme Vincent

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