Les Solariens
( 1 )
de Norman Spinrad
aux éditions Folio SF ,
collection SF
Genre : SF

Auteurs : Norman Spinrad
Traduction : Michelle Charrier
Date de parution : novembre 2001 Inédit
Langue d'origine : Anglais US
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 1
Titre en vo : 1
Cycle en vo : Guin Saga

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Le premier roman d’un auteur particulier...

Imaginez-vous dans un monde, que dis-je dans un univers en guerre perpétuelle ! Les humains ont colonisé l’espace mais se sont retrouvés face à un ennemi implacable, les Doglaaris. Les deux camps sont à armes égales. Chacun utilise au maximum ses ressources informatiques pour prendre l’avantage sur l’adversaire mais rien n’y fait ; le conflit s’éternise. Seul espoir pour les uns et grande crainte pour les autres : la Terre. Car depuis le début de cette guerre, elle a bloqué l’accès à son système solaire tout en promettant de reprendre contact dès qu’elle aurait trouvé le moyen de gagner le combat. Depuis lors, les humains attendent un signe du système Sol.

C’est dans cet état d’esprit que se trouve le commandant Jay Palmer, lorsqu’on le convoque sur Olympia. C’est là que sa vie va prendre un tournant à 180°. Il se voit nommé ambassadeur plénipotentiaire avec une mission : accompagner un groupe d’émissaires de la Terre vers la planète mère des Doglaaris.

Commence alors le long voyage qui va être une confrontation entre ce combattant et ces humains ayant une conception totalement autre de la vie. C’est sur cet apprentissage mutuel qu’est basé une grande partie de ce livre. Palmer est seul à bord du navire de Sol. C’est par sa vision de la vie, très proche de la nôtre, que nous apprenons l’évolution de la Terre pendant ses trois siècles d’enfermement.

MacDay, l’homme qui a enfermé la Terre, avait une théorie intéressante. Pour lui, l’homme est le seul animal intelligent incapable de se comprendre et l’intelligence redoute ce qu’elle ne peut appréhender. De part sa nature alogique, il a cherché à se contrôler plutôt qu’à explorer sa nature ; c’est pourquoi il s’est jeté dans la technologie. MacDay a donc forcé l’homme à se concentrer plus sur lui-même et sur ses capacités. L’idée de fonctionnement en groupe des Solariens (que je ne développerai pas pour les futurs lecteurs !) est très intéressante.

La démarche d’apprentissage de Palmer est ce qu’il ya de plus intéressant dans le livre. La guerre et le dénouement sont presque prévisibles. Les rapports humains sont l’essentiel de l’histoire. Comme le dit le quatrième de couverture, c’est un premier roman. Il faut donc y voir un jeune auteur qui maîtrise encore mal son style.

Thomas Ryngel

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