Les Terrasses de la nuit
( 1 )
de Dominique Rocher
aux éditions Rivière Blanche
Genre : SF

Auteurs : Dominique Rocher
Couverture : Omar Fassar Diouf
Date de parution : mars 2005 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 256
Titre en vo : 1

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Une curiosité

Dominique Rocher est l’auteur de plusieurs romans et nouvelles policières : Double Fatal et les aventures de la Rouquine (trois romans), aux éditions Le Manuscrit, d’un roman historique (De Sable et de Sang), d’un roman à suspense (La Nuit des pantins) ainsi que de quinze nouvelles accessibles en ligne sur son site personnel (http://www.dominique-rocher.com/). Mais elle a également écrit du fantastique :

Les Terrasses de la Nuit

Est l’un de ces romans où l’auteur flirte avec les limites de la réalité, et où le lecteur passe son temps à se demander si le fantastique n’existe pas uniquement dans l’esprit des personnages...

Thierry et Helmut sont accros à la marijuana, et s’apprêtent à passer à des drogues plus dures. Helmut parce qu’il y recherche l’illumination, et Thierry parce qu’il ne sait même plus ce qu’il cherche, mais qu’il ne veut pas abandonner son ami. Mais Helmut a contracté la tuberculose, et comme il refuse de se faire soigner, il n’en a plus pour longtemps. Que deviendra Thierry lorsqu’il ne sera plus là ? Et Lisa, qu’ils aiment tous les deux ?

L’Etre aux yeux d’Améthyste

Joue également, du moins pendant un temps, sur la limite ambiguë entre imaginaire et science-fiction, mais en donnant cependant suffisamment d’indices pour faire pencher la balance.

La Terre a tenté il y a vingt-cinq ans de poser une mission sur Vénus, avec un résultat tragique. Et il n’est peut être pas très malin de tenter d’évoquer ce souvenir, fût-ce sous la forme d’une cérémonie commémorative...

Vince Larey est un tout jeune médecin, du genre parfait, qui s’implique à fond avec les malades, et qui obtient en retour d’excellent résultats. Béatrice et Cindy, deux de ses externes, aimeraient bien qu’il s’implique autant avec l’une d’entre elles... Mais Vince est un peu bizarre sur ce point. Et pas que sur celui là, d’ailleurs. Entre autres, il a le sang bleu...

J’avoue que je ne sais pas trop quoi dire. Les deux romans se lisent bien, mais on se demande où l’auteur veut en venir, en particulier avec le premier. Il y a la description de la vie des trois jeunes complètement phagocytés par leur dépendance, et l’auteur n’épargne pas au lecteur les côtés sordides, pourtant, il est difficile d’accrocher réellement. L’Etre aux yeux d’Améthyste est un récit de science-fiction beaucoup plus classique, un peu dans la lignée des récits des pulps, avec un chouilla de fantastique.
Une curiosité.

Magda Dorner