Les Terriens
( Terre des origines 5 )
de Orson Scott Card
aux éditions J’ai lu
Genre : SF

Auteurs : Orson Scott Card
Couverture : Justine Bonnard
Traduction : Arnaud Mousnier-Lompré
Date de parution : mars 2006 Inédit
Langue d'origine : Anglais US
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 510
Titre en vo : Homecoming
Cycle en vo : Earthborn

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Un dernier tome nécessaire ?

Écrit en 1992, Terre des origines est un cycle achevé (ce qui est rare chez Orson Scott Card) de cinq tomes dont Basilica est le premier volume. Adepte des sagas (Le cycle d’Ender et Les Chroniques d’Alvin le Faiseur) qui tracent la vie d’un être au destin exceptionnel, Orson Scott Card nous a fait partager pendant 4 tomes celui du jeune Nafai, un être pur, brave et empli de bonnes intentions.

Rappel des tomes précédents

La folie des hommes a détruit la Terre. Quelques humains en ont réchappé et se sont installés sur la planète Harmonie. Pour éviter que l’histoire se répète, ils ont créé Surâme, une intelligence artificielle placée en orbite autour de la planète. Depuis des millions d’années, cette intelligence protège le bien-être d’Harmonie et veille à ce que les hommes ne découvrent pas la roue. Ainsi, elle veut empêcher ce premier pas vers la technologie et par conséquent, vers l’auto-destruction habituelle de l’espèce humaine.

Située sur Harmonie, Basilica est une ville régie par les femmes qui vénèrent Surâme comme une déesse. Mais l’intelligence artificielle se fait vieille. Elle ne contrôle plus les choses comme elle le voudrait et l’Homme menace de retomber dans sa folie guerrière. Elle a besoin de l’aide d’humains et son choix semble se porter sur Volemak et ses fils, et plus particulièrement sur Nafai, le Benjamin de la famille. Ainsi, Surâme décide d’entamer la dernière tâche pour laquelle elle a été conçue : ramener les humains sur Terre.

Dernier tome…

Si cette saga aurait pu se terminer avec le tome précédent, Orson Scott Card a tenu a ajouté un cinquième volume à cette saga (et il aurait mieux fait de finir les autres cycles jamais achevés). Les Terriens se situe plusieurs siècles après le retour sur terre de Nafai et sa famille.

Les descendants de Nafai se sont multipliés et tente de cohabiter avec les anges (des chauves-souris) et les fouisseurs (des rats). Depuis Basilica, vaisseau en orbite autour de la Terre, Surâme décide de réveiller Shedemei de sa longue hibernation. Celle-ci a été maintenue en vie grâce au manteau de pilote stellaire.

Aidée par Surâme, Shedemei a pour mission de surveiller le développement de la planète. Et Il lui reste encore un mystère à élucider concernant le Gardien de la Terre. Un affrontement s’annonce afin de déterminer qui il est et connaître ses véritables intentions

Un prétexte qui n’apporte rien de plus

De nouveaux personnages, une histoire totalement différente, ce dernier tome a de quoi déconcerté car il rompt avec le déroulement chronologique des autres tomes. Orson Scott Card crée donc de nombreux nouveaux protagonistes - ce qui perd un peu le lecteur - et qui plus est, développent des rapports entre eux extrêmement denses. Pour un seul volume, cela détonne par rapport au reste du cycle, où l’auteur s’attachait à développer essentiellement les traits de huit personnages (sans compter celui de Surâme).
Ici, l’histoire se concentre essentiellement sur des aspects sociaux et sur la relation entre les humains, les anges et les fouisseurs, des rapports essentiellement tournés autour de la haine et du racisme.

Je préviens de suite, ce roman ne répond à aucune énigme mise en place au début du cycle et ce, malgré une quatrième de couv fort prometteuse : « Pourquoi le Gardien de la Terre a-t-il ramené les Basilicains sur cette planète ? Qui est-il vraiment ? ». Certes, Orson Scott Card nous donne un début de réponse, mais elle reste alambiquée, floue… bref, on ressort frustré. Comme à son habitude, Orson Scott en profite pour délivrer un message allégorique sur l’éternelle nature destructive des êtres humains et ce quelque soit leur avancée technologique. Il développe ses théories sur la psychologie humaine et ennuie ferme le lecteur. Vous l’aurez donc compris, Il n’est vraiment pas nécessaire de lire ce dernier tome.

Laure Ricote

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