Les Trois Reines sans visage
( La Danse du Temps 3 )
de Igor Baranko et Igor Baranko
aux éditions Les Humanoïdes Associés
Genre : Fantastique

Scénariste : Igor Baranko
Dessinateur : Igor Baranko
Couleurs : Vyacheslav Xenofontov
Date de parution : novembre 2006 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 48
Titre en vo : 1

Lire tous les articles concernant Igor Baranko ou Igor Baranko

Une réussite !

Né en Ukraine en 1970, Igor Baranko a commencé en Bande Dessinée en reprenant Exterminateur 17 de Bilal. Il a donné deux nouveaux albums à son héros avec Jean-Pierre Dionnet au scénario pour assurer la continuité. Difficile de rêver mieux pour un dessinateur ! On a ensuite pu découvrir sa série L’Empereur-Océan (trois tomes). Aujourd’hui Igor Baranko se consacre à La Danse du Temps qu’il dessine et qu’il scénarise tout seul.

Quatre-Vents l’Indien

Quatre-Vents l’Indien a déjà effectué deux fois la terrible Danse du Temps. Et par deux fois il a perturbé l’équilibre du monde, ouvrant une brèche qu’il lui faut maintenant refermer. Mais derrière lui sa femme suit sa trace pas à pas. Elle cherche à le retrouver pour récupérer le scalp de son frère et pouvoir célébrer le rituel pour qu’il repose en paix. Une quête qui va lui permettre de rencontrer toutes les personnes que Quatre-Vents a côtoyé dans ses aventures.

Original

Avec cet album, Igor Baranko réussit un petit coup de maître. Il parvient à nous raconter les aventures de Quatre-Vents par l’intermédiaire d’une tierce personne, en l’occurrence sa femme. Une manière intelligente de renouveler son intrigue en décalant sa narration. Les péripéties de son héros n’en sont que plus passionnantes avec ce qu’il faut de fantastique pour donner du corps et du sel à la mystique des tribus indiennes du Nord du continent américain. Bravo ! Côté dessin, son style s’affirme au fur et à mesure de ses albums. Seul petit bémol, les couleurs de Vyacheslav Xenofontov. Trop sombres, elles donnent un aspect terne aux planches assez déplaisant. De quoi rebuter quelques lecteurs en ouvrant l’album. Pourtant ils auraient tort de le refermer.

Jérôme Vincent