Les années d’enfance & Les temps des souffrances
( Polgara la sorcière -1 & 2 1 )
de Leigh Eddings et David Eddings
aux éditions Pocket
Genre : Fantasy

Auteurs : Leigh Eddings , David Eddings
Couverture : W. Siudmak
Traduction : Dominique Hass
Date de parution : mars 2003 Inédit
Langue d'origine : Anglais US
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 1
Titre en vo : 1

Lire tous les articles concernant Leigh Eddings ou David Eddings

Les dernières pièces du puzzle

Au même titre que McCaffrey ou Moorcock, David Eddings est un pilier de la fantasy. C’est vers la fin des années 80 qu’on le découvre en France avec le cycle de La Belgariade suivi par celui de La Mallorée. On y trouve tous les ingrédients nécessaires aux bonnes histoires de fantasy : la quête, l’ordre, le chaos et leurs représentants. Parallèlement, il écrit une autre saga divisée en deux trilogies, La Trilogie des joyaux et La Trilogie des périls. Le tout est regroupé sous le cycle de La Pierre sacrée perdue. Ce n’est qu’en 1995 qu’il afficha publiquement sa femme Leigh comme co-auteur. C’est à cette époque qu’ils décident d’écrire les prémices de La Belgariade avec en première partie Belgarath le sorcier et en seconde Polgara la Sorcière.

Résumons rapidement l’histoire

Après avoir lu le récit écrit par Belgarath, Ce’Nedra veut en savoir plus. Pour cela, elle s’arrange pour que tante Pol lui raconte cette histoire et comble les trous laissés par son père. Nous voici donc repartis environ 4000 ans dans le passé. A cette époque Belgarath est parti avec Chereck Garrot d’ours pour récupérer l’orbe volé par Tora, laissant sa femme Poledra enceinte de Polgara et de sa sœur Beldaran. L’adolescence de Polgara va être mouvementée et rebelle car elle accuse son père de les avoir abandonnées. C’est aussi durant cette période qu’elle fait son initiation à la magie grâce à sa mère que tout le monde croit morte. Sa vie va basculer lorsque sa sœur se marie avec le roi de Riva, elle décide de se calmer et prête serment de s’occuper de sa lignée. Pendant longtemps, et tout comme son père, elle va influencer le devenir du monde et en particulier sur l’Arendie. C’est grâce à elle que cette partie du monde va devenir un Etat à part entière. Mais à cause d’une trahison elle devra fuir l’Arendie. Un malheur n’arrivant jamais seul, c’est aussi à cette époque que sa sœur meure. Les siècles passent calmement et un jour Polgara est amenée à tenir sa promesse car, excepté le dernier enfant à peine âgé de dix ans, toute la lignée de Riva à été anéantie. A partir de là, sa vie prend un nouveau tournant : elle n’est plus Polgara la sorcière, ni La duchesse d’Erat mais tout simplement tante Pol. Elle doit donc élever et protéger les descendants de sa sœur jusqu’à l’arrivée du tueur de Dieux qui n’est autre que Garion dont l’histoire est contée dans La Belgariade et La Mallorée.

Les dernières pièces du peuple

Voici donc les dernières pièces du puzzle qui nous permettent de mieux appréhender cette grande saga. Tout comme Belgarath le sorcier, l’histoire est racontée à la première personne ce qui la rend plus vivante. David Eddings a trouvé une formule qui marche et il la ré-applique ici : toute l’histoire est entrecoupée de clins d’œil, d’anecdotes et de règlements de comptes principalement entre Polgara et son père. Pour ceux que ça amuse, je conseille de comparer les passages communs à Belgarath le sorcier. Vous y repérez des différences voulues car chacun interprète les évènements à sa manière. Le style est toujours aussi fluide et agréable à lire et les personnages sont très bien fouillés et donc très crédibles. Voici deux livres sans prétention mais qui permettent de nous évader facilement.

Pierre Demetz

D'accord, pas d'accord ? Parlez de ce livre sur le forum.

Vous voulez donner votre avis sur ce sujet ? Vous voulez mettre un lien vers votre propre chronique ? Cliquez ici.