Les cloches de l’enfer
de John Connolly
aux éditions Archipel ,
collection Jeunesse
Genre : Fantastique

Auteurs : John Connolly
Traduction : Pierre Brévignon
Date de parution : octobre 2012 Inédit
Langue d'origine : Anglais UK
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 316
Age minimum : 12 ans
Titre en vo : Hell's Bells
Parution en vo : 2011

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Une petite visite de l’enfer...

John Connolly est un auteur irlandais né en 1968. Il a pratiqué de nombreuses activités avant de devenir écrivain, comme journaliste, barman, serveur ou encore coursier. On lui doit notamment Le livre des choses perdues, Grand prix de l’Imaginaire Etonnants voyageurs et Prix Imaginales. Les cloches de l’enfer développe l’univers découvert dans Les Portes.

Ba’al est de retour et il n’est pas content...

A 11 ans, Samuel Johnson déjoue les plans machiavéliques de l’horrible Ba’al, un démon qui prépare l’invasion de la Terre et l’avènement de son maître, le Mal Suprême. Deux ans plus tard, le démon n’a toujours pas digéré son échec quand arrive enfin l’heure de la revanche. Et c’est ainsi que Samuel et son chien Boswell se retrouvent propulsés en Enfer...

Malheureusement pour le démon, Samuel est plein de ressources !

On retrouve ici l’univers déjà développé dans Les Portes, roman dans lequel l’auteur entraîne son héros malgré lui dans des aventures absurdes et farfelues, mais aussi terriblement dangereuses... on ne change pas une méthode qui gagne, et Samuel se retrouve cette fois directement en Enfer. Son astuce et l’aide d’alliés pour le moins inattendus ne seront pas de trop pour sortir de ce mauvais pas ! L’auteur s’est visiblement beaucoup amusé lors de l’élaboration de ce roman, et on suit avec plaisir les aventures de notre héros, régulièrement entraîné dans des événements qui le dépasse.

Si le ton est à l’humour et le récit léger, cela n’empêche pas John Connolly d’aborder des thèmes plus sérieux comme la solitude, et la difficulté à s’intégrer. Il n’hésite pas à tourner en dérision les travers de notre société et à pointer du doigt ses dysfonctionnements, et l’enfer qu’il nous décrit est le cadre idéal pour ce faire. Les dialogues sont bien menés et le récit rythmé, même si on pourra déplorer quelques longueurs, l’auteur se montrant parfois un peu trop bavard.

Ce roman au final fort sympathique peut se lire indépendamment du précédent se déroulant dans le même univers, et permet de passer un agréable moment de lecture. Les amateurs de John Connolly devraient apprécier, et ceux qui ne le connaissent pas encore pourront ainsi le découvrir.
 

Tony Sanchez