Les coups de coeur de Jean-Luc Rivera - 2012

aux éditions
Genre : Actes de colloque
Date de parution : décembre 2012 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage :
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Jean-Luc Rivera nous fait partager ses coups de coeur de l’année 2012.

Le roman est écrit, avec beaucoup de finesse, sur un ton humoristique, avec des réflexions parfois très pince-sans-rire des personnages - par exemple les considérations sur l’intelligence de l’esprit d’un fourneau de cuisine sont hilarantes -, qui lui donne une saveur particulière. Voilà un roman de fantasy très accompli, qui renouvelle le genre, et se lit avec passion. A quand sa suite ?
 
 
Ben Aaronovitch, les deux tomes de "Le Dernier apprenti sorcier" (Nouveaux Millénaires) (tome 1 - tome 2)
Le roman est superbe. Ben Aaronovitch a su avec beaucoup de talent intégrer tous les éléments de notre vie moderne à la magie la plus traditionnelle. Cela donne un résultat d’une grande finesse car à travers Nightingale et Peter, ce sont deux conceptions du monde qui s’opposent : celle du magicien traditionnel et celle du magicien moderne qui veut comprendre, de manière scientifique et rationnelle, pourquoi, par exemple, la puce en silicium se décompose en sable lors de l’usage d’un sort si la batterie est branchée...
 
 
Philippe Berthet & Fred Duval, "Femmes fatales", tome 3 de "Nico" (Dargaud)
Pas de chronique
 
 
Tout cela nous donne un roman qui est un vrai "page turner" que je n’ai pas pu reposer une fois commencé, un grand plaisir de lecture. A lire de suite par tous les amateurs de solides enquêtes fantastiques dans un cadre historique et géographique parfaitement rendu !
 
 
 
Gail Carriger, les quatre tomes du "Protectorat de l’Ombrelle" (Orbit) (tome 3 - tome 4)
L’intrigue est menée avec verve, l’écriture est toujours pleine d’humour - les remarques de Mlle Tarabotti et de Lord Akadelma, vieux vampire efféminé, hilarant et remarquablement brillant, valent leur pesant d’or -, l’histoire palpitante avec ce qu’il faut de savants fous et de créatures nocturnes pour faire que l’on ne peut reposer le livre. La traduction de Sylvie Denis est très bonne, elle a bien su rendre l’humour britannique pince-sans-rire de l’auteur. En résumé, un livre excellent ! A quand sa suite ? (tome 1)
 
 
L’univers mis en scène par David Chandler est tout à fait prenant : l’idée de cette ville libre au milieu des terres soumises au bon vouloir de la noblesse et surtout du roi qui ne rêve que de récupérer ce qui a été accordé par son ancêtre, est original car elle permet à l’auteur de donner libre cours à un certain nombre de réflexions sur ce qu’est la liberté, ce qu’elle recouvre et ce que les gens en font. C’est cela le ressort profond qui fait fonctionner Malden, échapper à sa condition et être véritablement un homme libre. Mais peut-on être totalement libre lorsqu’on l’est uniquement à l’intérieur des murs d’une ville ?
 
 
A travers ces romans, j’ai retrouvé tout le plaisir de l’évasion par la lecture dans un monde d’aventure où toutes les femmes sont belles, tous les hommes de braves guerriers ou de lâches traîtres, où tout est possible ! En attendant de retrouver dans le tome 2 les trois romans suivants du cycle où Thongor, sark des sarks, lutte contre les vils magiciens noirs de Zaar et leurs sombres desseins de domination du monde, installez-vous confortablement avec un cuissot de bouphar rôti et un pichet de vin aigre de sarn pour vous laisser emporter dans la Lémurie des âges perdus.
 
 
En plus de 470 pages Michael Cobley nous peint des tableaux magnifiques, aux dimensions galactiques, avec un souffle qui m’a fait penser aux grands auteurs américains comme Doc Smith ou Edmond Hamilton et, plus encore, à Poul Anderson - le titre de ce volume me semble être d’ailleurs un clin d’oeil à cet auteur et aux aventures d’un certain Dominic Flandry ! - : on y retrouve avec plaisir de grandes aventures et guerres intergalactiques et multi-dimensionnelles, des héros sympathiques et des méchants antipathiques. Mais on y trouve aussi un message politique sous-jacent sur la liberté, la religion, la place de l’individu dans la société et celle des conglomérats industriels dans le monde moderne, plus une réflexion - que l’on partage ou pas - sur le rôle futur de l’intelligence artificielle et un message écologique très clair. La traduction de Laurent Queyssi est fort agréable à lire et tout l’ouvrage se dévore d’une traite : Voilà de la bien belle SF ! Vivement la suite puisque le dernier roman de cette trilogie vient de sortir au Royaume-Uni.
 
 
Ce livre est en tout cas un livre fondamental pour toute personne s’intéressant à ces sujets - grâce à Raphaël Colson j’ai encore augmenté la longueur de ma liste d’ouvrages et de BD à trouver impérativement de toute urgence... - et voulant avoir une bonne vue d’ensemble d’un sous-genre en plein développement. J’ajouterai qu’était sorti en 2010, aussi aux Moutons électriques, un ouvrage d’Etienne Barillier intitulé "Steampunk. L’esthétique rétro-futur" et que les deux livres sont des compléments indispensables l’un de l’autre.
 
 
Comme je l’ai dit auparavant, "Magie brute" est un roman dense, foisonnant, inclassable : mélange de pure SF et de fantastique sans limites, polar uchronique et chronique d’une guerre secrète, mélange de pulps de superhéros et de "detective novels", de guerre et d’aventures, d’espionnage et de science, c’est un condensé du meilleur de la littérature populaire, au sens noble du terme, et de la créativité et l’inventivité contemporaines. Le résultat est détonnant, étonnant et totalement réussi !
 
 
J’ai d’ailleurs trouvé, derrière l’humour et l’excellente histoire, une critique de la société britannique actuelle plus appuyée que dans ses romans précédents. Voilà une nouvelle série qui s’engage sous les meilleurs auspices et je félicite Michel Pagel pour sa traduction qui n’a pas dû être évidente, rendre tous ces jeux de mots et clins d’oeil est une tâche ardue. Le résultat en vaut la peine ! (tome 1)
 
 
Il nous fait entrer de manière intelligente dans les grandes questions qui agitaient le monde intellectuel de l’époque : eugénisme, évolution, darwinisme social, progrès scientifique mis au service de l’espèce, place de la femme, éthique, dans un questionnement curieusement précurseur de celui auquel le nazisme apportera ses réponses brutales moins de trente ans plus tard. (...) Comme je l’écrivais en commençant, ce roman est étonnamment moderne dans sa forme et dans son fonds, de la grande proto SF à la française, à découvrir absolument !
 
 
Tout cela nous donne un second volume aussi passionnant et prenant que le premier, au rythme peut-être légèrement plus lent, adapté donc à une époque où vie, communications et déplacements étaient moins rapides. Il se lit aussi plus lentement car il faut en savourer chaque page, profiter de tous les détails et de tous les indices que Deborah Harkness sème au cours du texte, apprécier pleinement la richesse historique et scénaristique de ce volume. Lors de mon coup de coeur précédent, je concluais que nous avions là "un futur classique de la littérature fantastique" : je persiste et signe avec ce nouveau volume.
 
 
Tout cela contribue à rendre le roman très réaliste, d’autant plus que nous découvrons petit à petit la complexité et les rouages de cette société où l’usage de la magie est sévèrement codifié et réprimé, où chacun connaît la place qui est la sienne et où, comme dans toute société, le changement tend à faire peur. C’est aussi, et surtout, une belle histoire humaine, celle de Drothe, ou comment peut-on être un petit truand et un homme bien, "honorable" ! Je terminerai en soulignant le beau travail de traduction de Florence Bury qui a su très bien rendre en français l’argot de la pègre et le ton du roman voulu par l’auteur. De la grande fantasy adulte, bien écrite et prenante, un auteur et un roman à découvrir.
 
 
L’atmosphère est fort bien rendue - j’ai irrésistiblement pensé à ce grand film qu’est "The Wicker Man" -, qui passe de celle de vacances à celle d’une horreur de plus en plus étouffante alors que les jours passent, et ils passent très vite au fur et à mesure que les signes de la Déferlante apparaissent - belle pluie fortéenne de crapauds entre autres -, aussi vite que les pages que je n’ai pu m’arrêter de tourner... Un bien beau roman que les parents liront avec autant de plaisir que leurs enfants.
 
 
Vous l’avez compris, ce roman est une très grande réussite, mêlant humour et érudition - je ne peux d’ailleurs que saluer un auteur qui a exhumé de l’oubli l’inénarrable Alexis Vincent Charles Berbiguier de Terre-Neuve du Thym et son traité sur les farfadets pour l’intégrer à son intrigue - dans un livre passionnant que je n’ai pas pu lâcher. J’espère que Hervé Jubert nous prépare maintenant la suite où nous en saurons plus sur les liens entre Gérard Labrunie (au suicide toujours énigmatique) et Georges Beauregard. A lire de suite !
 
 
A la fois roman de bonne fantasy, avec ce qu’il faut de mages et de créatures surnaturelles mais pas trop, et polar psychologique, voilà déjà deux tiers de cette trilogie qui sont très réussis ! J’attends maintenant avec impatience la conclusion dans le tome 3 à paraître, "Les Terres de Cristal", car Gabriel Katz, en bon feuilletoniste, termine son récit sur une révélation - la toute dernière ligne ! - qui rend le suspense insoutenable.
 
 
Anna Kendall nous peint avec beaucoup de talent et d’imagination une société figée qui, brusquement, se retrouve face à une autre société plus évoluée - ce qui permet d’excellentes réflexions sur les "barbares" qui ne sont pas forcément ceux que l’on croit et les complexes de supériorité des civilisations -, en proie à des luttes intestines pour le pouvoir et où le peuple se contente de vivre au mieux, indifférent aux combats des puissants. (...) Tout cela nous donne un roman de fantasy innovant, attachant, plutôt sombre, qui m’a fait le lire d’une traite afin d’obtenir les réponses à : que sont les landes d’Amevignes , et qui est (ou qu’est) Roger ? Heureusement le tome 2 ne devrait pas tarder...
 
 
Mark Lawrence nous fait assister au déroulement d’une pièce dans un théâtre de marionnettes où chaque marionnette est aussi un marionnettiste mais est-ce un assemblage de poupées russes ou un cercle fermé ? Vous le saurez en lisant ce roman extraordinaire, où il n’y a guère de personnages sympathiques mais uniquement des victimes-bourreaux qui se débattent dans des situations impossibles en essayant, au mieux de faire au moins mal, au pire sans se préoccuper de quoi que soit, l’important étant de survivre à l’instant présent. J’ai lu le roman en une nuit, passionné par le destin de Jorg, personnage répugnant et attachant - il faut féliciter l’auteur pour ce tour de force réussi - et par cet univers de violence et de beauté en ruines. Un grand moment de lecture !
 
 
Serge Lehman poursuit sa recherche et sa réhabilitation du super-héros à la française, qu’il avait commencé avec succès dans une série précédente ; je le dis de suite, c’est une nouvelle réussite à en juger par le tome 1 de "Masqué" intitulé "Anomalies". (...) Cela m’amène au dessin de Créty qui est absolument magnifique et rend fort bien l’esprit du scénario : ce Paris est un mélange de passéisme, de modernisme et de rétro-furisme, la couverture en étant un résumé parfait avec ses immeubles haussmaniens, ses tours gigantesques, son ciel parcouru par des dirigeables et des faisceaux de projecteurs ! (...) Les couleurs sont très réussies aussi, tout cela donne donc une série excellente dont le tome 2, sortie prévue le 6 juin, devrait apporter certaines réponses à nos interrogations. Vive le super-héros à la française !
 
 
Vous l’avez compris, Maudoux prend plaisir - et nous avec - à déformer subtilement tous les codes des comics de super-héros, en y ajoutant une très forte touche de cet esprit que les anglo-saxons qualifie de typiquement "français". Le résultat est à la fois fort drôle et très réussi tout en prenant le lecteur dans les rets d’une histoire se déroulant par épisodes où nous nous prenons au jeu de suivre et découvrir les secrets de chacun. Il ne néglige pas le développement de personnalités assez fouillées chez les principaux protagonistes, que ce soit nos gentils héros ou les "pestes" qui leur pourrissent la vie comme Amanite, la jeune sorcière riche et gâtée, ou l’envieuse Changelin. Cela nous donne deux volumes excellents, se terminant par un "grand finale" magnifique de délire, l’équivalent en BD de celui de "Casino Royale" (le film de 1967 avec David Niven, bien entendu).
 
 
En 1100 pages d’une densité sans égale, Jérôme Noirez n’a pas manqué un seul des travers de notre monde et de ses habitants, rien ne lui a échappé. Je n’avais pas lu les trois romans originaux qui ont été réécrits pour l’occasion, accompagnés de six nouvelles complétant le cycle dont deux inédites mais le résultat est là : un chef d’oeuvre que je qualifierais, pour terminer, en termes oenologiques. Vous avez là une Melchisédech de l’un des plus grands crus de Bourgogne, puissant et capiteux, au bouquet incomparable, qui se déguste à petites gorgées gourmandes, en savourant chacune d’entre elles !
 
 
Tous les amateurs de beaux avions et/ou d’histoire secrète, tous les bergiérophiles - dont je fais partie depuis la lecture de "Planète" - et, d’une manière plus générale, tous les amateurs d’une bonne BD de SF uchronique ne pourront qu’apprécier à sa juste valeur ce bel album qui fait attendre avec impatience sa suite, prévue pour début 2013.
 
 
Au cours des divers volumes, les relations entre dragons et humains, qui paraissaient simples, les dragons en Angleterre et en Europe, sont des animaux intelligents qui servent leurs maîtres, se complexifient : au contact des dragons chinois, égaux sinon supérieurs aux hommes, vivant de manière raffinée, Téméraire évolue, faisant de plus preuve d’une très grande capacité d’assimilation. Petit à petit, au cours de volumes, on se demande de plus en plus qui est le maître et qui est l’animal de compagnie... tout cela en nous faisant découvrir un monde beaucoup plus complexe, lui aussi, que ne le laissait supposer le premier tome : après l’Europe, la Turquie, la Chine et l’Extrême-Orient, les profondeurs de l’Afrique encore terra incognita et, dans le volume précédent, l’Australie, Naomi Novik nous entraîne maintenant en Amérique du Sud.
 
 
Voilà une famille fort sympathique et très humaine bien que surhumaine qui devrait séduire aussi bien les jeunes que, comme moi, les moins jeunes. Ce premier roman est très réussi et il ne nous reste qu’à attendre octobre de cette année pour lire le tome 2 et nous assurer que l’essai sera bien transformé, ce dont je ne doute point.
 
 
J’avoue être totalement séduit par ces deux volumes qui sont d’une lecture fort agréable, comme je l’ai déjà souligné d’une grande finesse et d’une exactitude historique impeccable, qui peuvent plaire à toute la famille, une bien belle variation sur le voyage temporel avec des héros fort sympathiques grâce à leurs incertitudes et leurs doutes qui nous parlent. Deux autres volumes sont déjà annoncés, le prochain dans quelques semaines.
 
 
Jeri Smith-Ready, les deux tomes de "Le Sang du rock" (Milady) (tome 1 - tome 2)
Les personnages sont bien campés (...) l’intrigue est originale puisqu’au lieu des habituels combats ( mais il y en a aussi, rassurez-vous !) nous avons droit au montage d’une belle arnaque avec, en même temps, le développement de l’histoire d’amour entre Ciara et Shane qui est abordée avec une finesse peu courante dans ce genre de romans. Cela permet à Jeri Smith-Ready de mettre à l’épreuve les connaissances en psychologie de Ciara pour essayer de faire évoluer son vampire, le message étant que l’on peut et que l’on doit refuser que quoi que soit soit irrémédiable, qu’il faut toujours se battre. Et bien entendu, tout cela en musique ! Vivement un nouveau concert avec le volume 2.
 
 
Maggie Stiefvater a écrit là un roman complètement différent de ses précédents, où s’expriment la difficulté d’être et d’aimer, et de l’exprimer, de deux jeunes gens qui font l’apprentissage de la vie et de l’amour sans avoir jamais eu les outils - ou les parents car ils sont tous deux orphelins - nécessaires : voilà un roman extraordinaire dans tous les sens du terme et une très belle histoire d’amour, entre un garçon et une fille, mais aussi entre des êtres humains et des chevaux, un roman violent, intimiste, poignant et attachant, un très grand roman.
 
 
En bon connaisseur et amateur de la littérature populaire, Stéphane Tamaillon use avec maestria de toutes les ficelles pour tisser une intrigue serrée qui prend le lecteur dans ses rets et ne le relâche qu’à la dernière page sur un rebondissement remarquable et la perspective d’une nouvelle enquête toute aussi passionnante que celle-ci pour entamer un nouveau cycle. Et pour tromper mon attente, je relirais avec plaisir cette première trilogie.
 
 
En attendant celui-ci, nous avons droit à un roman magistral où Connie Willis révèle tout son talent d’écrivain : la description historique de l’Angleterre et de son climat psychologique en 1940 (...) est fort précise et pleine d’humour, montrant à la fois la mesquinerie et la grandeur, la lâcheté et le courage de tous les John Bull qui forment la nation anglaise de l’époque (...) ; tous les caractères sont fort drôles et bien étudiés (...). Un beau volume de grande science-fiction à lire donc en attendant de savoir ce qui s’est passé à Oxford et comment M. Dunworthy rectifiera la situation afin qu’elle soit "All Clear".
 
 
(...) et maintenant, grâce aux Editions Ankama que je félicite pour cette belle entreprise, nous avons droit à des adaptations en BD fidèles des romans. Les deux premiers volumes viennent de sortir et j’y ai retrouvé tout le plaisir des livres, avec de beaux dessins en supplément et un bon petit texte de présentation de Stefan Wul par Laurent Genefort.
 
 
Le dessin de Mari Yamazaki est très beau, plus sophistiqué que dans le manga habituel, ce qui contribue à son attrait. C’est à la fois l’occasion de lire une histoire de SF très originale et de découvrir tout un monde, celui des thermes romains et japonais, que la plupart d’entre nous ignore totalement, le tout raconté avec une subtilité et un humour rares. Les intrigues sont toujours prenantes et l’on se passionne vite pour les aventures de Lucius dans les deux empires, où il va aussi découvrir la délicatesse et la beauté de présentation de la nourriture nipponne.
 
 
Jean-Luc Rivera

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