Les coups de coeur de Jean-Luc Rivera - mars 2017
de Sylvain Neuvel et Christine Luce
aux éditions
Genre : Fantasy
Sous-genres :
  • SF

Auteurs : Sylvain Neuvel , Christine Luce , Aliette de Bodard , H.G. Wells , Pierre-Yves Gabrion , Jean-Luc Masbou , Christophe Lambert
Date de parution : mars 2017 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Interview mail
Titre en vo :

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Jean-Luc Rivera est un passionné et un érudit de tous les genres de l’Imaginaire. Organisateur du Festival de Sèvres, conférencier et membre du jury du Grand Prix de l’Imaginaire, il nous fait partager régulièrement ses coups de cœur sur Actusf.

Christophe Lambert appartient à ces auteurs aussi à l’aise dans l’urban fantasy ("Vegas Mytho") que dans l’uchronie ("Aucun homme n’est une île")ou la fantasy la plus classique revisitée ("Le Commando des Immortels") mais ces romans, et d’autres, ont tous un point commun : ils ressortent de sa passion pour l’Amérique, ces États-Unis dont il a une connaissance géographique, historique et culturelle encyclopédique. Son nouveau roman, "Soul Breakers" (Bayard Jeunesse), ne fait pas exception à la règle. L’auteur nous emmène dans cette Amérique profonde du début des années 30, où la crise économique et les conditions météorologiques (la sécheresse qui a créé le fameux "dust bowl" dans les états céréaliers du Midwest) ont jeté sur les routes des millions de malheureux. Les Gentliz en font partie : John, le père, après avoir perdu son épouse, a perdu sa ferme et se retrouve en route vers la Californie avec son fils adolescent, Teddy, et sa petite fille de six ans, Amy. Lors d’une halte dans un camp en Arizona, Teddy et Amy vont assister à un spectacle de forains - bien que relativement miteuse, la troupe, composée du chef, Sirius, d’une voyante aux étranges tatouages (se déplacent-ils ou est-ce une illusion d’optique ?), d’un nain hargneux et d’un colosse abruti, plus un ours pelé et mal en point, semble bien s’en tirer - dont le clou est une représentation de marionnettes qui ravit la petite Amy. Mais, hélas, sitôt après, et alors que nos forains ont quitté les lieux, elle tombe dans une sorte de catalepsie ou de catatonie profonde. Teddy va suivre ce que vont lui indiquer ses rêves, à savoir prendre la route pour retrouver les forains, Sirius étant le responsable de cet état en lui ayant volé son âme (d’où le titre). Christophe Lambert et Teddy nous entraînent alors dans un périple hallucinant à travers cette Amérique endommagée, où la misère et le désespoir permettent à des compagnies sans scrupules d’exploiter les ouvriers mais où survivent aussi tant bien que mal de braves gens. Des mines du Nouveau-Mexique, où Teddy rencontrera un vrai ami en la personne de Duca, écrivain en puissance, à Chicago et ses abattoirs, en passant par un trou perdu de la "Bible Belt", et en terminant dans le Sud le plus profond, l’auteur nous brosse des tableaux saisissants de vérité sur la vie de l’époque, inimaginables de dureté aujourd’hui. Et, entre les dons de Teddy et d’Amy, le pacte impie de Sirius, la magie traditionnelle du Vieux Sud et celle, encore plus traditionnelle, des shamans indiens, Christophe Lambert tisse un roman fantastique attachant et puissant, aux personnages sympathiques et, eux aussi, très crédibles - les adolescents se retrouveront certainement dans les doutes, l’attitude et le mal-être de Teddy, Duca ou Mary Jane -, confrontés au Mal, un Mal roué et pervers en la personne de Sirius et de sa dévouée Edna. Le roman est très prenant, j’y ai passé la nuit sans le lâcher car atmosphère et intrigue font que l’on veut savoir la suite, Christophe Lambert procédant par "cliff hangers" à la fin de chaque chapitre comme dans ces "serials" de l’époque qu’il doit affectionner, vous êtes donc obligé de tourner la page pour entamer le nouveau chapitre. Et, pour les connaisseurs, l’auteur a, cerise sur le gâteau, utilisé à très bon escient le phénomène fortéen le plus emblématique qui soit et glissé deux sympathiques clins d’oeil à l’un des plus grands auteurs de fantastique américains, le Maître de Providence. Un bien beau roman, à lire de suite ! 
 
Avec la parution de "La Chute de la Maison aux Flèches d’Argent" (Outrefleuve) sont à la fois réparées une grande injustice vis-à-vis d’Aliette de Bodard, l’une des grandes auteures de sa génération - la liste de ses prix et de ses nominations est plus qu’impressionnante -, et l’impossibilité pour les non anglophones d’avoir accès à ses romans (seul le premier tome des "Chroniques aztèques" a été traduit en français en 2011 et réédité en 2013, cf mon coup de coeur d’octobre 2013). Ce premier volume d’une série intitulée "Dominion of the Fallen" nous emmène dans un Paris dévasté par la Grande Guerre, celle qui éclata en 1914 entre les différentes Maisons, le jeu des alliances s’étant révélé entraîner toute l’Europe et ses différentes colonies dans le conflit. Or ces Maisons, qui remontent pour les plus anciennes aux Mérovingiens, contrôlent la magie car elles ont été fondées sur la puissance des Déchus - entendez par là les anges déchus, ceux qui, à la suite de Lucifer, se sont rebellés contre Dieu -, ceux qui ont subi le bannissement des Cieux et ont donc chuté : chute au sens littéral du terme car ils tombent sur Terre un par un, amnésiques, privés de leurs ailes, et doivent apprendre, une fois leurs blessures guéries, à vivre parmi nous, seigneurs auréolés de gloire et de crainte. Cette Chute se poursuit et le roman débute par celle d’une jeune femme - les Déchus acquièrent (?) un sexe en tombant - dans les ruines des Galeries Lafayette au moment où s’y trouvent deux membres d’un gang, Ninon et Philippe, qui vont profiter de l’aubaine. En effet les fragments de Déchus se vendent fort cher au marché noir car ils sont imprégnés d’une magie puissante, d’autant plus puissante qu’elle est plus "fraîche". Mais Séléné, à la tête de la plus puissante des Maisons, celle aux Flèches d’Argent, a senti la chute et arrive à temps pour récupérer la Déchue et capturer Philippe, un jeune Annamite arrivé d’Indochine pendant la guerre, lorsque les colonies fournissaient de la chair à canon supplémentaire, et qui, ayant survécu, est resté coincé à Paris. Prisonnier, il ne pensera naturellement qu’à s’échapper, tout en se sentant coupable à l’égard de la Déchue dont il a mutilé la main, qui a pris le nom d’Isabelle et qui va se révéler posséder une puissance inégalée. Séléné, élève d’Etoile-du-Matin, premier et plus puissant de tous les Déchus, celui qui a fondé les Flèches d’Argent et disparu mystérieusement après la guerre, va mener une enquête sur qui est véritablement Philippe et sur qui a entrepris d’attaquer sa Maison, en en tuant des membres d’une façon étrange. Pris au milieu des intrigues des autres Maisons, en particulier de celles d’Asmodée, le redoutable Déchu à la tête d’Aubépine, et de celles de Claire, simple mortelle à la tête de Lazare, femme d’une férocité tout en finesse sans égale, qui, chacun, essaye d’élucider le mystère de sa nature, Philippe va se retrouver à nouveau pris dans des combats qu’il ne veut pas être siens mais qui le deviennent par la force des choses et découvrir ainsi des aspects de la puissance des Déchus et de leur histoire ainsi que de leurs interactions. Aliette de Bodard nous dépeint une société en pleine décadence, où les Déchus en charge continuent de déchoir, que ce soit moralement ou physiquement, en pleine connaissance de cause mais incapables de modérer cet orgueil et cette arrogance qui leur causèrent leurs premiers ennuis avec Dieu... Nous découvrirons ce monde complexe où d’autres magies et d’autres créatures ont été éradiquées ou obligées de se cacher pour survivre à la magie triomphante des Déchus - ce qui se cache dans et sous la Seine est, à cet égard, très surprenant, poignant et pathétique à la fois -, un monde impitoyable où, dans Paris, chacun essaye de survivre au mieux : Aragon, médecin Déchu non inféodé, a réussi mais d’autres continuent de vivre dans la peur comme Madeleine, l’alchimiste de Flèches d’Argent (autrement dit celle qui dépouille de leur magie en les débitant en morceaux les corps des Déchus morts car ils sont immortels mais peuvent être tués...), qui a survécu au massacre du coup de force d’Asmodée pour prendre le contrôle d’Aubépine. Avec beaucoup de talent et une écriture parfois poétique - beau travail de traduction d’Emmanuel Chastellière -, l’auteur nous fait partager l’incommensurable douleur de l’exilé qu’est Philippe, surtout lorsqu’il réalise son déni et accepte le fait que jamais il ne reverra les montagnes de l’Annam et la splendeur raffinée de la Cour de Jade, ni ne sentira à nouveau le goût du nuoc-mâm. Et l’on se laisse entraîner avec fascination à la recherche des réponses aux questions qui se posent : qui sont les Déchus ? Pourquoi tombent-ils de manière erratique depuis des siècles ? Qui est Etoile-du-Matin et pourquoi a-t-il disparu ? Qui souhaite la chute de la Maison aux Flèches d’Argent et pourquoi ? Qui est Philippe ? Pourquoi est-il à Paris et comment y est-il arrivé ? Certaines réponses arrivent très vite, d’autres se font attendre, car le rythme de l’action est à la fois temporellement rapide - tout se déroule sur quelques jours - et en même temps très lent, ce qui est normal car lorsque l’on est immortel on a tout le temps devant soi... Voilà un roman d’urban fantasy théologique, si je peux oser cette définition, magnifique, qui soulève beaucoup de questions sur la religion (en ce qui concerne la Chute il s’agit d’une relecture des passages d’Esaïe et d’Ezéchiel consacré à ce sujet) et sur la foi. Vivement la suite pour retrouver Philippe et ce monde tourmenté mais ô combien attachant.
 
Il arrive, trop rarement, de trouver un roman d’une totale originalité : c’est le cas avec "Les papillons géomètres" (Les Moutons électriques) de Christine Luce. Il s’agit là d’un roman très huysmansien dans son style, prenant "à rebours" (si je peux oser...) tous les thèmes habituels du roman de détective de l’occulte. En effet, ici, notre détective est un esprit de l’Autre monde qui va enquêter sur une intrusion d’un humain dans celui-ci et sur la manière dont il a pu enlever ("abductio") l’esprit de la malheureuse Eve Blake, disparue sans laisser de traces dans aucun des deux mondes. C’est lui qui va établir le contact avec Marie-Gaëtane LaFaye, authentique médium londonien (elle a par intermittence un vrai don, contrairement à beaucoup de faux médiums escrocs dans les romans du début du XXème siècle), qui mènera en parallèle l’enquête dans notre monde car le mari d’Eve, John, était son client depuis sa disparition. Utilisant sa grande connaissance de la littérature populaire en général, et des romans médiumniques en particulier, Christine Luce nous convie à une enquête se déroulant dans les deux mondes qui communiquent par moments grâce aux talents de l’Enquêteur - nous ne connaîtrons jamais son nom, lui non plus d’ailleurs, car là aussi, à l’inverse de l’idée communément admise selon laquelle la réincarnation entraîne la perte des souvenirs de la vie antérieure, ici c’est la désincarnation qui cause une amnésie presque totale au réveil dans l’Autre monde - et de Marie-Gaëtane ; communication s’établissant même par téléphone - encore un joli renversement car ici le téléphone avec les défunts si cher à Thomas Edison fonctionne dans l’autre sens , ce sont les morts qui peuvent appeler les vivants... Et ce sont les défunts qui se posent des questions existntielles plus que les vivants, l’Ancienne et l’Arpenteur étudiant depuis un temps indéfini l’Autre monde dans lequel ils se trouvent afin d’essayer de comprendre pourquoi eux sont là et pas d’autres. Outre les questions métaphysiques abordées avec talent et délicatesse, l’auteur y a ajouté une pincée de "magick" crowleyenne et des descriptions parfaitement hallucinantes et angoissantes de cet Autre monde, calqué sur le nôtre, mais en ruines mouvantes noyées dans une grisaille perpétuelle. Avec une écriture superbe, chaque phrase est ciselée grâce à un vocabulaire recherché où chaque mot, soigneusement choisi, compte, "Les papillons géomètres" sont une véritable enquête policière élevée au rang d’oeuvre d’art littéraire, à laquelle vous penserez encore longtemps après avoir, à regret, terminé le roman.
 
Sylvain Neuvel est un nouvel auteur, dont le premier roman (qui a figuré dans les sélections de plusieurs prix américains) vient de sortir en français : "Le Sommeil des géants" (Livre de Poche), tome 1 des "Dossiers Thémis", est un très bon roman de SF écrit à la manière d’un thriller, à travers les comptes-rendus d’interrogatoires de différents protagonistes. Cela fonctionne très bien et l’on se demande très vite ce que peut bien être cette main métallique géante dans laquelle la petite Rose Franklin est tombée, suite à une effondrement de terrain, lors de l’essai de son nouveau vélo au fin fond de la campagne du Dakota du Sud. Dix-sept ans plus tard, devenue une brillante physicienne, elle est recrutée par une organisation gouvernementale top-secrète pour diriger une équipe de scientifiques tout aussi brillants qu’elle et totalement déphasés socialement, afin de percer l’énigme de cette main et des bas-reliefs qui l’entouraient. Ils réussiront dans l’entreprise et ce qu’ils découvriront changera le monde. A partir de là, entre les intrigues gouvernementales et privées, les enjeux politiques globaux et les réactions de chacun face à l’ampleur de ce qui est révélé - je ne vous en dirai rien sous peine de spoiler totalement l’intrigue -, le roman avance très vite, d’opération secrète en coup tordu, avec des personnages très attachants, en particulier la pilote Kara Resnik, le linguiste Vincent Couture, sans parler de l’obsessive Dr. Alyssa Papantoniou dont la psycho-rigidité manquera déclencher un conflit mondial et du très énigmatique agent secret qui mène tous les interrogatoires et sans doute le jeu global, manoeuvrant les politiques du gouvernement américain et le Président lui-même. A partir du célèbre verset de la Genèse (6, 4), Sylvain Neuvel nous donne une nouvelle approche des géants qui descendirent parmi les hommes, particulièrement plaisante à lire, et qui se termine sur un "cliff hanger" insoutenable. Le tome 2 des "Dossiers Thémis" sort le mois prochain aux États-Unis, il ne nous reste qu’à souhaiter qu’il soit traduit très vite (Patrick Imbert a fait un joli travail de traduction pour ce premier volume).
 
Les Editions Glénat viennent de commencer à publier une série remarquable : sous la houlette de Dobbs au scénario, les grands romans classiques de H.G. Wells vont être adaptés en BD. Viennent de sortir "La Machine à explorer le Temps" et le premier volume d’un dyptique consacré à "La Guerre des Mondes". Avec de beaux dessins de Moreau, le scénariste a réussi la gageure de résumer sans rien manquer d’essentiel le superbe roman de Wells : la machine de l’Explorateur est steampunk à souhait, les Morlocks et les Elois bien rendus, la philosophie et les considérations de l’auteur original respectées. Belle réussite donc ! Quant au premier tome del’invasion martienne, avec Vicente Cifuentes au dessin, il l’est tout autant : les tripodes ont bien trois "pattes", articulées ainsi que leurs membres préhensiles de telle manière que l’on comprend bien que les Martiens ignorent la roue, l’histoire est parfaitement respectée. Les albums sont, de plus, fort joliment présentés, un "must" donc pour tous les amateurs de Wells et de SF, qui nous font attendre avec impatience le tome 2 de "La Guerre des Mondes", les deux volumes de "L’Homme invisible" et celui consacré à "L’Ile du Docteur Moreau".
 
Une série qui ne pourra que plaire à tous les savanturiers et amateurs de cryptozoologie est celle du "Monster Club" (Delcourt), par Masbou au scénario et Faw au dessin, dont le tome 2, "Décapodes et vieilles lanternes" est sorti il y quelques semaines. Les deux "Monster Club", celui de Londres et celui de Baltimore, rivaux et néanmoins relativement amis, vont partir à Terre-Neuve traquer le calmar géant et rechercher en même temps certains de leurs membres mystérieusement disparus. Nous retrouvons avec un immense plaisir les inventions baroques, pleines de tôles boulonnées, de tuyaux de cuivre et de vapeur, mais efficaces, mises au point par les inventeurs des deux clubs, et leurs membres, tous plus loufoques et éminemment sympathiques les uns que les autres, emportés par leur passion de la cryptozoologie au point d’en oublier parfois - et même souvent - les règles du "fair play" le plus élémentaire sous la pression de la rivalité scientifique. C’est excessivement drôle, bien écrit, avec toujours beaucoup de clins d’oeil. À lire de suite pour s’évader de notre monde si tristement rationnel ! Et, bien entendu, il est conseillé de les lire dans l’ordre, le premier volume, sorti en 2013, "Que le meilleur gagne et Dieu sauve la reine !" (dessin de Thierry Leprévost), étant toujours disponible, une belle découverte d’une vallée perdue avec ses animaux préhistoriques survivants tels que nous les aimons.
 
Est paru à l’automne dernier un album très curieux, et tout à fait passionnant, de Pierre-Yves Gabrion, intitulé "Karma City" (Dupuis), premier tome d’un dyptique de SF. Comme son nom l’indique, Karma City est une ville où ne peuvent résider que les personnes ayant un indice karmique parfait, selon des lois très strictes : en théorie cela devrait donner une cité parfaite. Mais des actes non karmiques - des attentats - se produisent malgré les contrôles sévères à l’entrée de la ville et la découverte de corps, la cause de la mort restant non expliquée, va amener la jeune agent principal Kate Cooper, fraîchement sortie major de l’Ecole des enquêteurs, à mener son investigation, avec théoriquement sous ses ordres Napoli, enquêteur brillant mais totalement incontrôlable, et son partenaire Asuka, dragueur et plaisantin invétéré. L’enquête va mettre à rude épreuve les nerfs de Kate Cooper, Napoli n’en faisant qu’à sa tête mais avec des résultats, en utilisant des méthodes peu en accord avec les lois karmiques... Et, petit à petit, nous découvrirons que sous le vernis de l’utopie se cache bien des secrets inavouables et des complots pour tourner les lois, la violence n’étant jamais loin. Ce premier tome se lit avec beaucoup de plaisir, le dessin est très agréable, nous faisant attendre avec curiosité la conclusion de l’enquête dans le tome 2. De plus, l’auteur a eu l’excellente idée de nous mettre en fin de volume un supplément exposant les origines de Karma City, ce qui nous permet de mieux comprendre les tenants et les aboutissants de cette ville à l’utopie gangrenée. 
 
Tous les coups de coeur de Jean-Luc Rivera