Les dragons de la cité rouge
de Erik Wietzel
aux éditions Bragelonne
Genre : Fantasy

Auteurs : Erik Wietzel
Couverture : Benjamin Carré
Date de parution : mai 2009 Réédition
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 368
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Un roman sans grand intérêt...

Erik Wietzel est né en 1967, a publié du thriller et du fantastique avant de se lancer dans la fantasy avec le cycle d’Elamia (Bragelonne). Il signe avec Les dragons de la cité rouge un nouveau roman de fantasy. Il est également membre de la ligue de l’imaginaire, en compagnie d’auteurs tels que Maxime Chattam, Bernard Werber ou Henri Loevenbruck.

Un enlèvement

Le prince héritier de Redfeld a été enlevé. Les ravisseurs demandent pour rançon une épée magique, enfermée depuis des générations dans les cryptes de la cité. Mais les émissaires royaux ont disparu, ainsi que leur rançon. Le dernier espoir de la reine Eline réside dans la personne d’Alec Deraan, ancien officier de l’armée royale reconverti en chasseur de primes. Avec l’aide de son ami dragon, et d’une succube avec qui il a passé un contrat il y a bien longtemps, il se lance à la recherche du prince et de l’épée tant convoitée.

Un festival de clichés

Les lecteurs chevronnés de fantasy ne seront pas dépaysés à la lecture de cet opus : des dragons, des zombies, une épée magique, des démons… tous les éléments et le bestiaire habituel d’un ouvrage de fantasy se trouvent ici rassemblés, vous trouverez même des elfes et des nains au détour des pages. Le problème est que le tout est utilisé sans arrière-plan conséquent, et l’univers décrit manque de cohérence. On se demande bien pourquoi tant de créatures se baladent ici, sinon pour faire office de chair à canon pour le héros. Plus la lecture avance, et plus on a l’impression d’être face à un décor de carton pâte rafistolé avec quelques bouts de ficelles, avec des acteurs qui passent sans trop de conviction.

La narration est à l’avenant : les péripéties sont téléphonées, le suspens absent, et la manie de changer de paragraphe toutes les trois lignes est vraiment très énervante. On n’a jamais vraiment l’impression de suivre ce qu’il se passe, les pensées des personnages étant aussi constantes que les paragraphes. Il y a bien un fil conducteur quelque part, mais le moins qu’on puisse dire est qu’il est bien emmêlé ! C’est aéré, soit, mais pas facile à suivre pour autant.

Les scènes d’action ne sont pas mieux loties : elles sont expédiées en quelques lignes le plus souvent, avec l’intervention de la succube qui détruit tout sur son passage… on pourra tout de même relever quelques passages sympathiques et des répliques honnêtes, mais elles sont trop rares pour un livre de cette épaisseur.

On a au final un ouvrage sans saveur, aux péripéties cousues de fil blanc, qui exploite les clichés de la fantasy sans rien apporter au genre. Un univers auquel on ne croit pas un seul instant, ce qui est ennuyeux dans un genre dont les romans ne sont pas toujours brillants ou originaux, mais dont les univers sont le plus souvent solidement construits.

Tony Sanchez