Les vandales du vide
de Jack Vance
aux éditions Le Bélial ,
collection Pulps
Genre : Science Fiction
Sous-genres :
  • Space Opera

Auteurs : Jack Vance
Couverture : Philippe Caza
Traduction : Pierre-Paul Durastanti
Date de parution : mars 2016 Inédit
Langue d'origine : Anglais US
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 232
Titre en vo : Vandals of the void
Parution en vo : 1953


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Un beau choix d’auteur pour inaugurer une nouvelle collection
 
On doit à Jack Vance (1916-2013) d’inoubliables souvenirs de lecture  : La Geste des princes-démons, Les chroniques de Durdane ou encore le cycle de Tschaï ont marqué pour le meilleur et pour le pire des générations de lecteurs de science-fiction. C’est donc plutôt normal que les éditions Le Belial, afin d’assurer le lancement de leur nouvelle collection baptisé « Pulps », publient un de ses (rares) romans inédits, Les Vandales du vide (bravo à Caza pour la couverture).
 
Un jeune homme face à l’aventure
 
Au moment où l’homme est en train de conquérir le Système solaire, des vaisseaux spatiaux sont arraisonnés et détruits… Le jeune Dick Murdock, qui a grandi sur Vénus, traverse le système pour rejoindre son père sur la base lunaire. Quand il parle de pirates, les marins se moquent de lui : ce ne sont que des légendes, disent-ils…. Sur la Lune, Dick se rend compte que des choses ne tournent pas rond. Sam le dingue lui raconte qu’il y a des extraterrestres, des lunaires qui habitent dans des grottes souterraines… Curieux, Dick tombe par hasard sur des transmissions recueillies par le poste de veille lunaire, donnant des coordonnées de navires spatiaux : les pirates ont-ils un espion sur la Lune ?
 
De la joie des pulps
 
Le choix du Belial est justifié : Les Vandales du vide est un prototype de la littérature de cette époque, avec un jeune héros adolescent auquel nombre de jeunes Américains pouvaient s’identifier. On est loin cependant de La Geste des princes-démons ou de la profondeur des Langages de Pao. Pour autant, ce roman possède suffisamment de qualités (action, rebondissements, sense of wonder) pour que le lecteur, surtout nostalgique de ce moment-là de l’histoire de la science-fiction, y trouve son compte. Surtout, Les Vandales du vide est plein d’une qualité : l’innocence. Alors ne boudons pas notre plaisir : vive les pulps !

Sylvain Bonnet

"Les Vandales du vide" permettent de se rappeler que la science-fiction, c’est aussi de l’aventure et de l’évasion. À lire et à relire.