Livre III
( Livre 3 )
de Nicolas Bouchard
aux éditions Mnémos ,
collection Icares
Genre : Fantasy
Sous-genres :
  • Science fantasy

Auteurs : Nicolas Bouchard
Couverture : Julien Delval
Illustrations : Lionel Londeix
Date de parution : avril 2004 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 1
Titre en vo : 1

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Le final d’une bonne trilogie de fantasy

Déjà le onzième roman de ce banquier qui refuse de se cantonner à la SF de ses débuts : Terminus Fomalhaut, Astronef aux enchères ou encore Le Réveil d’Ymir. Après une incursion dans le polar chez Flammarion avec une trilogie composée de La Ville noire, Mon ombre s’étend sur vous et Et le ciel s’embrasera, il s’était lancé dans la fantasy avec L’Empire de Poussière. Baigné de mythologie nordique, ce cycle bénéficiait d’un premier tome à la fois ambitieux et original. Le deuxième faisait intervenir la notion d’univers parallèle qui laissait craindre que Bouchard finisse sa trilogie dans l’ornière du déjà-vu. La voilà donc enfin cette conclusion aussi crainte qu’attendue…

Où l’on retrouve de vieilles connaissances…

Nous avions quitté L’Empire de Poussière sur le passage de Dieter de notre monde vers cet univers en suspension. Chutant vers le Niflheimr, il est sauvé par la pirate mutante Mechtilde. Il participera à la constitution d’une confrérie qui devra retrouver la déesse Freyja. Il croisera la route des jumeaux parfaits qui doivent succéder à celle-ci et ainsi sauver l’Empire de Poussière en perdition.

…pour un dénouement…

Nicolas Bouchard nous emmène vers une conclusion où il lève définitivement le voile sur ce qu’est réellement cet Empire. On pourra regretter le côté Santa Barbara de ce volume (genre René aime Germaine, mais Germaine a déjà donné son cœur à Lucien qui lui préfère Norbert, ce dernier comble de malchance préfère Stevie - son basset Hound - qui le délaisse pour son réverbère préféré…), cependant, il emporte finalement l’adhésion grâce à un monde très bien pensé que l’on arrive qu’à partiellement entrevoir avant la révélation ultime.

…à la hauteur de ses promesses

En reprenant le nom d’Ymir, il lance ses lecteurs sur une fausse piste qui lui permet de conserver le secret de l’Empire jusqu’à la dernière page. Une bonne lecture donc malgré des longueurs (on se prend à rêver de ce qu’aurait pu être cette trilogie condensée en un seul gros volume !), du sentimentalisme à deux dirhams qui font penser à un mauvais roman pour la jeunesse et un épilogue complètement superflu.

Malgré nos craintes et ses défauts (on peut rajouter en prime la couv’ de Julien Delval qui a l’air d’avoir été bâclée mais cela n’est bien sûr pas imputable à l’auteur), cette oeuvre est une bonne surprise et, en définitive, une lecture tout à fait recommandable.

Xavier Vernet

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