Moth
( Sanctuaire 3 )
de Christophe Bec et Xavier Dorison
aux éditions Les Humanoïdes Associés
Genre : Fantastique

Scénariste : Xavier Dorison
Dessinateur : Christophe Bec
Couleurs : Homer Reyes
Date de parution : septembre 2004 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 62
Titre en vo : 1

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Fin d’un cycle !

Né en 1969 à Paris, Xavier Dorison est un scénariste rare mais talentueux. A chaque fois qu’il s’est lancé dans une série, il a fait mouche, que ce soit pour Le Troisième Testament avec Alice, Prophet avec Lauffray ou bien Sanctuaire. Des titres qui ont conquis un large public. De beaux succès en parallèle de son activité d’homme d’affaires. Car en plus de la BD, Xavier Dorison dirige une société de conseil en scénario de jeux vidéos (une filiale de Darkworks). Sur Sanctuaire, son compère Christophe Bec a lui aussi un beau parcours. Né en 1954 à Rodez, il est diplômé de l’Ecole de la Bande Dessinée d’Angoulême et a dessiné quelques albums remarqués : Zéro Absolu, La Bête du Gévaudan et bien sûr Sanctuaire, dont le troisième tome paraît en cette rentrée 2004.

Dans l’antre de la folie

Dans les premiers épisodes de Sanctuaire, le sous-marin l’USS Nebraska s’était retrouvé enfermé dans une caverne au fond de la mer. Une de ses expéditions s’était, elle, aventurée dans un sanctuaire ancien à la recherche d’un premier groupe de soldats. Mais peu à peu la situation virait au cauchemar. D’abord parce que des cas de folie commençaient à apparaître dans l’équipage du sous-marin. Ensuite parce que le commandant lui-même a pris la fuite, abandonnant ses hommes. Enfin parce que dans le sanctuaire, une force maléfique tue les soldats les uns après les autres, au point qu’ils ne sont plus que trois au début de ce dernier tome.

Splendide dans l’horreur

Sanctuaire est une série globalement très réussie. D’abord parce que les dessins de Christophe Bec sont superbes. Ses planches aérées, l’ambiance sombre qui s’en dégage et le travail sur les visages des personnages traduisent bien l’atmosphère oppressante du scénario de Dorison. Ensuite parce que ce dernier réussit assez bien l’exercice périlleux de traduire une histoire d’horreur en bande dessinée. Et son final est surprenant. Enfin parce que combinés, dessins et scénario parviennent à bien nous accrocher. Certains auraient pu faire de l’idée de départ trois albums médiocres. Ce n’est vraiment pas le cas ici. Une série à re(découvrir) et à dévorer tard dans la nuit.

Jérôme Vincent

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