Niourk tome 1
de Olivier Vatine
aux éditions Ankama ,
collection Les univers de Stefan Wul
Genre : SF
Sous-genres :
  • Post apocalyptique

Auteurs : Olivier Vatine
Date de parution : octobre 2012 Réédition
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 110
Titre en vo :

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Une très bonne adaptation du roman de Stefan Wul

Olivier Vatine, illustrateur dans la publicité, concepteur de décors pour l’animation, story-boarder pour le cinéma, est aussi un dessinateur bien connu en bande-dessinée. On lui doit notamment la série Aquablue. On le retrouve cette fois au dessin et au scénario de Niourk, album adapté du célèbre roman de Stefan Wul.

L’enfant noir

Sur une terre ravagée, une tribu vit une vie fruste sous la direction du Vieux. Ce dernier annonce son voyage pour la ville des Dieux, dont il ne reviendra pas. Le seul enfant noir de la tribu, rejeté par cette dernière, décide de partir à sa recherche. C’est le début d’un périple riche en aventures et découvertes surprenantes...

Une adaptation fidèle

Les éditions Ankama débutent avec cet album l’adaptation en bande dessinée de l’œuvre de Stefan Wul, chacun des romans de l’auteur étant confié à des scénaristes et dessinateurs différents. Niourk, qui inaugure cette nouvelle série, a été confié à l’initiateur du projet, Olivier Vatine. Il se charge à la fois du scénario et du dessin, et force est de constater qu’il s’en sort très bien ! Le récit est clair et structuré, très proche du roman original, tout en apportant sa petite touche personnelle : à la différence du roman original qui mettait en scène les voix de différents personnages, l’auteur reprend la narration à la première personne, en le faisant raconter par l’enfant noir. Une manière astucieuse d’éviter les redites et de se disperser d’un personnage à l’autre.

Le dessin est lui aussi d’excellente qualité, avec une attention particulière portée sur les décors : la Terre ravagée est particulièrement bien rendue, avec ses étendues dévastées et ses villes à l’abandon. Un fort sentiment de solitude se dégage ainsi du dessin lorsque le héros déambule dans la ville, et le contraste nature chaude/ville froide est particulièrement saisissant. Les scènes d’action ne sont pas en reste, et contribuent au rythme dynamique de ce premier volet.

On ne s’ennuie pas un seul instant à la lecture de cette excellente adaptation : les lecteurs du roman devraient trouver une mise en image convaincante, et pour les autres c’est l’occasion de découvrir l’univers d’un auteur incontournable de la science-fiction française. On espère que la suite de Niourk sera d’aussi bonne facture !
 

Tony Sanchez