Olympus Mons - Tome 2 : Opération Embrace
de Stefano Raffaele et Christophe Bec
aux éditions Soleil ,
collection Fantastique
Genre : Science Fiction

Scénariste : Christophe Bec
Dessinateur : Stefano Raffaele
Date de parution : septembre 2017 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 48
Titre en vo :

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Des créateurs aguerris et un premier tome intriguant

Scénariste maintenant reconnu, Christophe Bec avait fait préalablement ses premières armes comme dessinateur sur la série Dragon d’Eric Corbeyran.. Stefano Raffaele a quant à lui accumulé les expériences aux Etats-Unis tant chez DC comics sur New Gods, Birds of Prey, Batman que chez Marvel sur X-Men, X-Factor, Conan.

Le premier tome d’Olympus Mons, sorti au printemps, a intrigué le lecteur blasé mais toujours en quête de quelque chose de palpitant. Pour rappel, des cosmonautes découvraient un artefact mystérieux sur Mars tandis qu’un médium en découvrait un autre dans les profondeurs de la mer de Barents. Que vaut donc la suite ?

Le mystère s’épaissit…

Aaron Goodwin raconte son expérience et cherche à prévenir du danger qu’il y aurait à continuer l’exploration de l’artefact sous-marin il mais ne réussit qu’à se couvrir de ridicule. Pendant ce temps sur Mars, Elena survit grâce au sacrifice de ses camarades et devient la seule représentante de la mission russe.

Sur Terre, les images de l’artefact sont soumises à l’analyse : tout cela rappelle d’autres affaires dont l’une concerne un astronef découvert en 1949 sur le mont Ararat qui a permis d’améliorer sensiblement l’aéronautique russe. Il semble que la Terre soit visitée périodiquement. En attendant, d’autres que Goodwin veulent explorer les profondeurs de la mer de Barents…

Extraterrestres et gueule de bois ?

Ce deuxième tome d’Olympus Mons laisse perplexe. Il se lit sans problème, l’action avance normalement et le dessin est correct (à défaut de susciter l’enthousiasme, des souvenirs de Jacobs et de Neal Adams obscurcissent notre jugement). La trame d’Olympus Mons appelle cependant quelques remarques. L’auteur de ces lignes fut autrefois un lecteur vorace de la collection Anticipation du Fleuve noir et cette bande dessinée rappelle l’ambiance et les thèmes des romans de Piet Legay, voire de Jimmy Guieu.

Ce dernier nom ne doit pas dire grand-chose aux jeunes générations mais l’homme était persuadé des visites régulières d’extraterrestres sur Terre et d’un complot pour les cacher (une sorte de Mulder sans le sex-appeal de Duchovny et surtout sans Scully…). On a un peu de tout cela dans Olympus Mons, avec en plus un ton apocalyptique un peu agaçant. Attention, cela ne veut pas dire que la série sera mauvaise. Cependant, il va falloir tenir la longueur. A voir.

Sylvain Bonnet