Palace Athéna
de Jonas Lenn
aux éditions Asgard Editions
Genre : Fantastique
Sous-genres :
  • Mythologie

Auteurs : Jonas Lenn
Couverture : Dem
Date de parution : septembre 2013 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 204
Titre en vo :


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Un roman fantastique au charme désuet, sur fond de mythologie grecque...

Né en 1967, Jonas Lenn est un écrivain prolifique. Auteur d’une soixantaine de nouvelles publiées dans des revues aussi variées que Asphodale, Faëries, Salmigondis, le Codex Atlanticus ou encore Galaxies, il a obtenu le prix Infini en 1998 et le prix Imaginales en 2002. Il apparaît également au sommaire d’anthologies, comme par exemple Détectives de l’impossible (J’ai lu), Elric et la porte des mondes (Fleuve Noir), Moissons futures (La Découverte) ou Emblèmes (l’Oxymore).

Ce n’est qu’en 2005 que Jonas Lenn décide de s’éloigner du format court, avec La Spirale de Lug, un roman d’aventures bercé de mysticisme. Il réitère l’expérience l’année suivante avec Manhattan Stories, une œuvre qui navigue entre polar et science-fiction. On lui doit également une incursion en littérature jeunesse, avec Kinshasa.

Un Paris en ébullition

L’exposition universelle de 1889 vient d’ouvrir ses portes à Paris. Trois enquêteurs aux caractères bien différents poursuivent un étrange tueur dont les méfaits semblent liés à la mythologie grecque. Ils devront affronter les inquiétants phénomènes qui se produisent dans toute la capitale, afin peut-être de lever le voile du mystère...

Entre mysticisme et rationalisme

Le présent récit nous invite à suivre un trio de personnages hauts en couleur : un vieux colonel à la retraite réactionnaire, un jeune dandy qui laisse les événements l’emporter plutôt que d’agir sur eux, et une femme journaliste qui tente de pratiquer sa profession dans un milieu particulièrement misogyne. Ces archétypes permettent à l’auteur de confronter esprit rationnel et occultisme via ses protagonistes, avec le jeune homme en arbitre. Palace Athéna réserve son lot de surprises, avec plusieurs figures célèbres en plus des divinités grecques pour la touche fantastique, le tout sans que l’intrigue ne perde de sa cohérence.

Les références sont nombreuses, les dialogues savoureux, les descriptions du Paris de l’époque plus vraies que nature... c’est un bel exercice d’écriture auquel se livre l’auteur, d’autant qu’il reprend les codes des feuilletons d’antan, chaque chapitre correspondant à un épisode. Les moments de bravoure se succèdent à un rythme effréné, et on referme le livre un peu frustré, car la fin appelle une suite, qu’on espère d’aussi bonne qualité. Espérons que l’attente ne sera pas trop longue...

Jonas Lenn nous livre quoi qu’il en soit un très bon roman, un peu court en l’état, mais qui devrait se bonifier avec la publication du deuxième volet de ce diptyque, qui répondra sans doute aux questions encore en suspens. 

Tony Sanchez