Phénix 57 spécial Valerio Evangelisti
( Phénix 57 )
de François Darnaudet et Philippe Ward
aux éditions Naturellement
Genre : SF

Auteurs : François Darnaudet , Philippe Ward , Valério Evangelisti
Couverture : Sophie M. Klesen
Rédaction : Marc Bailly
Date de parution : mars 2002 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Revue
Nombre de pages : 1
Titre en vo : 1

Lire tous les articles concernant François Darnaudet ou Philippe Ward

Un numéro pour les fans de Valério Evangelisti

Dans le petit landernau de la science fiction francophone, Phénix est une revue un peu à part. Elle y fait figure d’ancienne du haut de ses 17 ans et de ses 57 numéros. Seul le Yellow Submarine du Capitaine Ruaud a un palmarès plus impressionnant et possède le record de la longévité. Au fil des années, les changements au sein de Phénix ont été nombreux, changement de contenu, de ligne d’éditoriale, de maquette, de format, de périodicité… les habitués auront connu pas mal de nouvelle formule. La dernière en date est celle proposée pour le numéro précédent avec un contenu et un format qui ont évolué.

140 pages pour Valerio Evangelisti

La première impression en regardant le sommaire de ce 57ème opus, c’est le déséquilibre entre le dossier et la partie magazine. Dans cette dernière on trouve deux nouvelles sympathiques sans être géniales de Dardaunet et du couple Philippe Ward - Sylvie Miller, ainsi que les interviews de Poppy Z.Brite et Pierre Grimbert. Exit donc les parties critiques et découvertes. Voilà qui laisse la place à un énorme dossier sur Valerio Evangelisti. L’auteur italien du cycle d’Eymerich a le droit à 140 pages pour lui tout seul. En fan érudit qui se respecte, Roland Ernould a multiplié les articles tout azimut : Biographie, interview, Eymerich entre le pur et l’impur, Eymerich défie le temps, la science fiction italienne, Le roman de Nostradamus : Séléné contre Hélios… C’est assez impressionnant. La cerise sur le gâteau étant la publication d’un chapitre inédit à l’intérêt relatif des Chaînes d’Eymerich.

Déséquilibré ?

On ne peut que complimenter l’auteur du dossier sur Valerio Evangelisti pour l’importance du travail qu’il a réalisé. Dans l’ensemble donc rien à redire. On reprochera seulement quelques petits soucis qui font tache dans le magazine. Une mise en page digne des années 80 par exemple ou un sommaire initial erroné sur le numéro des pages… Rien de grave, seulement de quoi agacer le lecteur. Reste que le dossier qui phagocyte ce numéro et laisse une impression de vide sur la partie magazine. Un déséquilibre pas bien méchant mais disons qu’il faut absolument aimer Evangelisti pour acheter ce numéro.

Jérôme Vincent