Physiognomy
( 1 )
de Jeffrey Ford
aux éditions J’ai lu ,
collection Science-fiction
Genre : SF

Auteurs : Jeffrey Ford
Couverture : Jean Lecointre
Traduction : Jacques Guiod
Date de parution : août 2002 Inédit
Langue d'origine : Anglais UK
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 1
Titre en vo : 1
Cycle en vo : Guin Saga

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Un livre atypique et décalé !

Si vous enlevez tous ce qu’il y a autour, l’histoire de Physiognomy est plutôt simple : un haut dignitaire de l’état imbu de lui-même et sûr de sa supériorité, fout sa carrière en l’air par amour, s’en va en prison apprendre l’humilité et revient pour faire savoir au monde entier, et surtout à la dame, combien il a changé. Au passage, il participe à une révolution contre son ancien maître, histoire de faire bonne mesure. Simple donc. Pourtant, sous la plume de Jeffrey Ford, cette histoire prend un corps et une dimension véritablement intéressante et plaisante. Le haut dignitaire, c’est Cley, un Physiognomiste. Il est pratiquement le meilleur de sa profession. Méprisant tous ceux qui sont en dessous de lui socialement, il est capable de lire sur leurs visages s’ils sont riches ou pauvres, fidèles ou non, caractériel ou calme, courageux ou pleutre, honnête ou vicieux... Il arrive même à prédire leur avenir rien qu’à les regarder... Ces talents sont très recherchés pour démasquer certaines personnes malhonnêtes, ou des enfants qui vont devenir des loups garous... Bref, Cley et la physiognomie, c’est un peu les supermans de l’enquête, les terreurs des déviants, de quoi faire rougir nos policiers de proximités...

Une affaire indigeste...

Sa vie va basculer lorsqu’il se rend dans le petit village d’Anamasobie. Son maître lui a demandé de retrouver parmi la population celui ou celle qui a volé le fruit sensé permettre d’accéder au paradis terrestre. Ce dernier aurait des vertus d’immortalité, placé sur l’autel de l’église. Bien sûr, si Cley peut mettre la main dessus en même temps que sur le voleur, ce sera encore mieux. Mais notre homme rencontre dans cette petite ville une jeune femme étrange et belle qui se nomme Arla. Très vite, il en tombe amoureux, au point d’en perdre tous ses moyens de Physiognomiste. Son enquête dérape alors, Cley ne sachant plus vraiment où il en est... C’est la crise ! Pendant ce temps, les jours et les heures filent... Il a pourtant intérêt à se reprendre vite s’il veut respecter les délais qui lui sont impartis et éviter la colère de son maître. Lui ne lui fera pas de cadeaux. Il lui a déjà promis un éparpillement façon puzzle s’il échoue. Malheureusement pour Cley, l’inexorable a déjà commencé et il n’est qu’au début d’une longue descente aux enfers.

Ce que j’en pense...

Physiognomy est un livre très agréable à lire par son univers complètement décalé et l’écriture de Ford. Sans, cela aurait put être chiant. Avec, ce roman devient plaisant. J’en garde un très très bon souvenir. Pour mémoire, ce livre a raflé un World Fantasy Award (ah, c’est de la fantasy ?avec des armes à feu et des lance-flammes, sans compter les hommes transformés en robots... Je chipote, il mérite largement son prix). On attend maintenant avec impatience Memoranda qui devrait sortir d’ici peu chez J’ai Lu.

Jérôme Vincent

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