Rakahanga !
( Aquablue 16 )
de Reno et Régis Hautière
aux éditions Delcourt ,
collection Néopolis
Genre : SF
Sous-genres :
  • Ecologie

Scénariste : Régis Hautière
Dessinateur : Reno
Date de parution : mars 2017 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 48
Titre en vo :

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Un cycle beaucoup plus sombre

Régis Hautière est né en 1969. Après une maîtrise en philosophie et un troisième cycle en ingénierie de la connaissance, il a travaillé une dizaine d’années pour le festival BD d’Amiens. Depuis 2004, il a signé une vingtaine d’albums, notamment Le Dernier Envol (Paquet), Vents contraires et La Guerre secrète de l’espace (ces deux derniers chez Delcourt).

Reno est né en 1978. Il entre aux Arts décoratifs de Strasbourg, puis aux Gobelins à Paris, au département animation. Après un passage comme animateur 3D chez Sparks, il se lance dans la BD. On lui doit entre autres les dessins de Valamon (Delcourt). Il travaille aussi comme pour la société d’animation The bakery et réalise des illustrations pour la presse.

La paix compromise

Grâce à Nao, Carlo et Cybot, le sabotage du super-paquebot Standard-Island a fait peu de victimes. Mais la tension entre les colons et les autochtones ne cesse de grandir, et risque fort de dégénérer en conflit ouvert… Nao croit pouvoir encore sauver la paix, mais tout semble se liguer se liguer contre lui.

Sur Terre, Carlo tente de retrouver Maurice Dupré, porté disparu au cours de son enquête sur les liens entre la Texec et le groupe sectaire composant l’essentiel de la colonie terrienne d’Aquablue.

Des héros en mauvaise posture

La tournure plus sombre prise par la série se confirme dans ce dernier tome, qui semble amorcer bon nombre de bouleversements. La foi de Nao en l’humanité risque de ne pas peser lourd face au cynisme et à la détermination de ceux qui veulent la perte d’Aquablue. On en apprend un peu plus sur les mécanismes du complot à l’œuvre, même s’il reste encore des zones d’ombre… Régis Hautière maîtrise toujours autant son sujet, et place ses rebondissements aux moments opportuns, maintenant la tension jusqu’au bout.

Les changements de perspective (le récit se déroule alternativement sur Aquablue et la Terre) donnent au lecteur une vue d’ensemble de la situation, et permet de bien saisir les enjeux. Les dessins sont toujours aussi réussis : les planches magnifiques se succèdent, avec une nature foisonnante et des éléments technologiques inventifs. Ce tome 16 reste dans la continuité de ce nouveau cycle, plus adulte et mature. On a hâte de voir jusqu’où les auteurs vont nous emmener !
 

Tony Sanchez