Requiem - Tom 6 : Hellfire club
de Olivier Ledroit et Pat Mills
aux éditions Glénat ,
collection Grafica
Genre : Comics
Sous-genres :
  • bande dessinée

Scénariste : Pat Mills
Dessinateur : Olivier Ledroit
Date de parution : mai 2017 Réédition
Langue d'origine : Anglais UK
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 56
Titre en vo : Requiem Hellfire club
Première parution : novembre 2005

Lire tous les articles concernant Olivier Ledroit ou Pat Mills

Des vieilles gloires

Le duo Pat Mills/Olivier Ledroit est connu et a sa cohorte de fans et d’admirateurs, grâce respectivement à Marshall Law et Les chroniques de la lune noire. Les éditions Glénat ont entrepris de rééditer les albums de la série Requiem, occasion pour le critique nostalgique de revenir sur son passé de lecteur adolescent plein d’acné.
 
On est maintenant au sixième tome, dénommé Hellfire club  : doit-on y voir un hommage détourné à Chapeau melon et bottes de cuir (dans la langue de Shakespeare The Avengers) et aux X-Men ?
 
Heinrich en plein désarroi
 
Alors qu’il fait l’amour dans son cercueil à Rébecca, Heinrich est hanté par la vie d’un autre Requiem, grand maître des chevaliers teutoniques tué en 1242 par les russes. Alors que sa dulcinée parvient à l’orgasme, Heinrich est au bord de la mordre et de boire son sang… Il en est empêché par l’arrivée de la police vampirique menée par l’inspecteur Kurse.
 
Rébecca est emmenée en tant que lémure dans la demeure de Dracula et Heinrich est transféré en prison. Il y retrouve une vieille connaissance qui réactive des souvenirs d’une vie antérieure où il était Thurim, un légendaire héros des enfers. Notre Heinrich est donc une arme susceptible de renverser Dracula. Mais fera-t-il l’affaire ?
 
Que de fatigue…
 
À la rigueur, l’auteur de ces lignes, définitivement grincheux, a préféré le tome 5. On y retrouvait Rébecca et un soupçon de romantisme gothique qui, au final, séduisait un peu. Là, on nage dans la réincarnation et le gore soft, est-ce un album de transition ?
 
Certainement. Le graphisme de Ledroit reste le même, avec ses qualités (goût du détail, du gothique, sens du fini) et ses défauts (manque de dynamisme). Les nostalgiques aimeront mais on est loin, très loin, d’un grand classique de la bande-dessinée…

Sylvain Bonnet

Un album de plus pour la série Requiem...