Requiem - Tome 5 : Dragon Blitz
de Olivier Ledroit et Pat Mills
aux éditions Glénat ,
collection Grafica
Genre : Fantasy

Scénariste : Pat Mills
Dessinateur : Olivier Ledroit
Traduction : Jacques Collin
Date de parution : mai 2017 Réédition
Langue d'origine : Anglais UK
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 56
Titre en vo : Requiem : Dragon Blitz
Première parution : novembre 2004

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Une série culte

La réédition de cette série désormais mythique de Pat Mills (auteur de Slaine et de Marshall Law) et Olivier Ledroit (Les chroniques de la lune noire, madeleine de Proust des joueurs de jeu de rôle nostalgiques de leur acnée) en est déjà à son tome 5, sobrement intitulé Dragon Blitz. Pour ceux qui auraient raté les épisodes précédents, Heinrich est un soldat nazi qui, après sa mort, se retrouve en enfer réincarné en vampire.
 
L’enfer est l’objet d’une guerre perpétuelle entre vampires, goules, zombies et que sais-je encore ? Il devient Requiem et goûte aux plaisirs vampiriques, initié par Otto. Mais Heinrich/Requiem est toujours amoureux de Rébecca, une jeune juive qui a été tuée en camp par sa faute. Elle aussi est en enfer, réincarnée elle-même en lémure. Au gré des combats, tandis que les alliances se défont, les deux amants se retrouvent face-à-face. Et Heinrich refuse de la tuer. That is the suspense
 
La bataille continue
 
Tandis qu’Otto tente de tuer Rébecca pour la seconde fois (il l’a tué en tant qu’humaine au camp de Kullbricht), Heinrich/Requiem vient à son aide. Ils se retrouvent au sol, face à un chasseur de dragons vampire.
 
Heinrich se sert de sa magie pour donner à Rébecca l’apparence d’un vampire. Pendant ce temps, le train d’opium est attaqué par des pirates menés par une goule, ce qui va déstabiliser l’empire de Dracula. Heinrich ne pense lui qu’à protéger Rébecca.
 
Des monstres, du gothique et du romantisme ?
 
Que dire de ce cinquième tome ? On trouve des monstres à gogo, dans des postures grimaçantes ou hystériques. Vampires, goules, tout y passe. Ledroit excelle à dessiner ce style de personnages. Il donne aussi beaucoup de soin à dessiner les décors : avions, trains, vaisseaux, auxquels il donne une allure volontiers gothique.
 
On regrette cependant le manque de dynamisme de ses planches, bien trop figées. Quant à l’histoire… Heinrich/Requiem aime Rébecca. C’est un amour impossible, comme sur Terre quand l’un était nazi et l’autre juive… Si on a un peu de sentimentalité, on frémit. Pour le reste, il s’avère que la série Requiem a définitivement mal vieilli.

Sylvain Bonnet