Rêves d’acier
( La Compagnie Noire 5 )
de Glen Cook
aux éditions J’ai lu ,
collection Fantasy
Genre : Fantasy
Sous-genres :
  • Heroic fantasy

Auteurs : Glen Cook
Couverture : Johan Camou
Traduction : Alain Robert
Date de parution : octobre 2006 Inédit
Langue d'origine : Anglais UK
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 411
Titre en vo : Dreams of Steel
Cycle en vo : The Black Company
Parution en vo : janvier 1990

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Le point de vue de Madame...

Glen Cook est un auteur prolifique, qui s’est essayé à la science-fiction (The Dragon Never Sleeps, 1988, la trilogie Starfishers), mais qui écrit (et est connu) principalement en fantasy, avec les onze tomes de la série mettant en scène le détective privé Garrett, les trilogies Dread Empire et Dark War (non traduites), et surtout les neuf volumes de La Compagnie Noire.
Il a commencé une nouvelle série de fantasy en 2005, The Instrumentalities of the Night, et deux romans seraient encore prévus dans la série La Compagnie Noire, Pitiless Rain et Port of Shadows, une fois qu’il aura fini les quelques autres romans pour lesquels il est déjà sous contrat…

On reprend de zéro...

A la fin de Jeux d’Ombres, la situation était de nouveau mauvaise pour la Compagnie Noire. Elle a subi un revers devant Dejagore après une campagne par ailleurs triomphale contre les maîtres d’Ombre. Mais devant les murs de la ville, Toubib et Madame sont tombés, et il n’y a plus de nouvelles du capitaine et de son second. En fait, Toubib, blessé, a été emporté par quelqu’un qui espionnait la Compagnie depuis bien longtemps, quelqu’un dont tous pensaient être définitivement débarassés. Contre toute attente, Madame, elle, n’est que légèrement blessée, mais isolée des siens. Elle va s’employer à rassembler ce qui reste de la Compagnie, rendre efficaces les troupes tagliennes sous-entraînées, et remettre au pas tous ceux qui s’étaient réjouis trop vite d’être débarassés de l’encombrante compagnie mercenaire, à commencer par leurs employeurs tagliens. Mais ses nouveaux fidèles sont des personnages inquiétants, dont elle ne se méfie peut être pas assez...

La mise en place des ressorts de l’intrigue pour les volumes suivants

Après quatre volumes, on retrouve et on suit encore avec plaisir les personnages connus, même s’ils sont ici dispersés aux quatre vents et bien près parfois de s’opposer les uns aux autres, ce qui ne surprendra guère les habitués de La Compagnie Noire. La reprise de la plume de l’annaliste par Madame nous donne un récit contenant moins d’auto-dérision et plus de meurtres de sang-froid que ce à quoi Toubib nous avait habitués, et change également les préoccupations du capitaine (ou plutôt de la capitaine, puisqu’elle reprend également ce poste là) : Doroté Senjak n’est plus franchement humaine, et les adversaires qui la guettent non plus... Le lecteur identifiera d’ailleurs probablement plus rapidement qu’elle la maladie dont elle est atteinte.

Pas un épisode exceptionnel, mais un changement bienvenu dans l’approche et le conteur, et un épisode clé pour la mise en place de tout l’arc de récit de la Fille de la Nuit, c’est à dire la plupart des volumes suivants...

Magda Dorner