Ruptures
( 1 )
de Alain Le Bussy et Pierre Gévart
aux éditions Eons ,
collection Ailleurs
Genre : SF
Sous-genres :
  • Uchronie

Auteurs : Alain Le Bussy , Pierre Gévart
Couverture : Michel Borderie
Date de parution : avril 2005 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 220
Titre en vo : 1
Cycle en vo : Guin Saga

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Bof...

Né en Belgique en 1947, Alain Le Bussy est un écrivain particulièrement prolifique et talentueux. Sa bibliographie dénombre plus de deux cents nouvelles et une grosse centaine de romans. Toujours prêt à tenter de nouvelles expériences ou à placer de nouveaux romans, Alain Le Bussy est un des auteurs régulièrement publiés par les toutes jeunes éditions Eons. Rien d’étonnant à voir arriver Ruptures dans leur catalogue après le volumineux cycle de Yorg.

Petites vacances à l’autre bout du monde

Freddy et sa gentille petite famille sont en vacances dans un pays lointain lorsque leur existence bascule. La guerre éclate et ils se retrouvent isolés à essayer de rentrer chez eux. Pire la femme de Freddy et ses deux enfants sont capturés, laissant leur mari et leur père seul dans cet univers hostile. En tentant de les rejoindre, Freddy découvre vite de nouvelles dimensions et de nouvelles Terres à l’histoire différente parfois évoluées, parfois non. Dur à accepter quand on vient d’un monde où Napoléon n’a jamais été battu.

Tellement délirant que...

Avec Ruptures, Alain Le Bussy a tenté de concilier une histoire de mondes parallèles avec des uchronies. Mais si l’idée de départ est plutôt bonne, le résultat est un peu décevant. Ou plutôt pas vraiment crédible. D’abord parce que son héros semble un peu trop stable psychologiquement. Il s’adapte parfaitement et plutôt facilement aux nouvelles Terres, à la perte de sa famille et à la guerre... Bref, l’empathie ne marche pas très bien. Ensuite parce que les mondes parallèles traversés manquent singulièrement de sel. La vie chez les Néandertaliens n’est pas très folichonne. Enfin parce que la structure même de l’univers développé par Le Bussy n’est pas convaincante. Résultat à aucun moment on ne rentre vraiment dans l’histoire. Dommage, même si une fois encore les bonnes intentions sont présentes, tout comme la plume légère de l’auteur.

Jérôme Vincent

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