Samedi 14 novembre
de Vincent Villeminot
aux éditions Editions Sarbacane ,
collection Exprim’
Genre : Thriller
Sous-genres :
  • Terrorisme

Auteurs : Vincent Villeminot
Date de parution : novembre 2016 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 213
Age minimum : 11 ans
Titre en vo :

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La chronique écrite de Fanny B., 17 ans.

L’auteur
 
Vincent Villeminot est un auteur français, né le 24 Février 1972. Journaliste, spécialiste des questions liées à l’enfance, il part deux ans au Caire où il participe à la création d’une université. Son premier livre est publié en 2002, il s’installe ensuite à Evian pour exercer cette activité à plein temps. Il a écrit plus de 40 livres, la plupart pour la jeunesse.

La trilogie fantastique Instinct, publiée entre 2011 et 2012, connaît un énorme succès et fait sa réputation. Il écrit ensuite Réseau(x), série de sf en deux tomes, puis participe à la saga U4 avec Stéphane.

"Samedi 14 novembre" est son dernier livre, paru le 2 novembre 2016 chez Sarbacane.

L’histoire
 
La nuit du 13 novembre 2015, la France a été frappée de plein fouet. On se croyait à l’aube d’une nouvelle ère, une ère de terreur. Les commémorations, les symboles d’hommage étaient partout, omniprésents. Et puis, très vite, la vie à repris son cours, "comme avant".

Cette nuit-là, B. était à une terrasse, avec son frère Pierre. Il a vu les tireurs tuer. Ils ont pris son frère.
 
Le lendemain, B. reconnaît un homme dans le métro : c’est l’un d’eux. Alors, comme un fantôme, sans savoir ce qu’il va faire, il le suit.

Mon avis
 
Samedi 14 Novembre est un livre brutal, juste, fin. Un livre qui ose écrire au présent, puis au passé, puis au futur. Un livre qui défie les lois de la littérature, plaçant son épilogue après ses remerciements. Un ouvrage divisé en actes et entractes, qui explore les réactions de toutes les personnes qui y apparaissent, de la danseuse que B. croise dans le métro à l’homme qui lui a donné ses cigarettes - leurs envies, leurs peurs. Ce ne sont pas des personnages, mais des hommes.

Inspiré de l’Etranger d’Albert Camus comme de "Dans le Désordre de Marion Brunet", "Samedi 14 novembre" offre une réelle progression dramatique où le héros, d’abord brutal, presque monstrueux, réalise peu à peu que sa colère lui fait perdre son humanité. On s’embarque dans une réflexion sur la culpabilité, la colère, la violence - mais à quoi bon ? Ça effleure le texte, ça pose des questions, mais c’est surtout porté par une écriture franche, juste, brutale, et belle.

Un livre que je n’ai pas pu lâcher, qui m’a fait trembler de bout en bout. C’est tellement juste, et fort. Il faut oublier ce préjugé comme quoi le livre "surferait" sur la vague des attentats et de ce qui va avec. C’est tellement éloigné de ça. Ce livre fait plus que nous rappeler les attentats, il est une belle preuve d’humanité.
 

Marc Alotton


chroniqueur(se) ado.