Sans parler du chien
( 1 )
de Connie Willis
aux éditions J’ai lu ,
collection Science-fiction
Genre : SF

Auteurs : Connie Willis
Couverture : Grégoire Hénon
Traduction : Jean-Pierre Pugi
Date de parution : février 2003 Inédit
Langue d'origine : Anglais US
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 534
Titre en vo : 1
Cycle en vo : Guin Saga

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C’est bien mais loin d’être top....

Connie Willis est un monstre ! Ces dix dernières années, elle a reçu une flopée de prix tous plus prestigieux les uns que les autres. Au total, elle a accumulé une bonne dizaine de prix Nébula, Hugo et autres Locus. D’ailleurs, son nouveau roman, Sans Parler du Chien, n’échappe pas à la règle. Il a obtenu un impressionnant doublé en recevant les prix Locus et Hugo 99. Voilà de quoi placer sa publication chez J’ai Lu sous de bons auspices...

Et de prime abord, cela semble justifié. Dans un style dynamique et parfois survolté, Connie Willis nous entraîne dans une histoire de voyage dans le temps bien sympathique. Figurez-vous qu’une gourde d’historienne a eu la malheureuse idée de rapporter un chat du XIXème siècle à son époque (le XXIème siècle). Bilan, la maîtresse de l’animal (une petite bourgeoise un peu sotte) le cherche partout et n’a pas rencontré l’homme qu’elle aurait dû épouser. Pire, elle s’est entichée d’un autre ! Voilà qui risque de bouleverser l’avenir et peut-être même le sort de la Seconde Guerre Mondiale dans laquelle un de ses petits-enfants doit jouer un rôle important... Bref, c’est le bordel et Ned est envoyé sur place pour réparer les dégâts. Avec sa fautive de collègue, il doit séparer les amoureux et faire épouser à la jeune fille le bon mari. Le seul problème, c’est qu’il ne connaît pas son nom, juste ses initiales... Et surtout, il va devoir surmonter quelques difficultés liées à l’époque : le XIXème de l’Angleterre Victorienne et son sens poussé de l’étiquette...

Hommage délibéré à Trois hommes dans un bateau de Jérôme K. Jérôme et aux romans de P. G. Wodehouse, Sans Parler du Chien en possède malheureusement certains défauts. Le très agréable ton vif et rapide de Willis ne suffit pas à masquer les longueurs qui, alliées à une certaine légèreté, font paraître ce roman un peu vide. Sur les 534 pages, imaginez-en 300 de scènes délirantes et un peu gnan-gnan faites de quiproquos et de bévues en tous genres. Ce livre est une espèce de vaudeville gigantesque amusant au début, mais lassant pas la suite.

Si vous aimez P. G. Wodehouse et ses histoires légères et rocambolesques de majordome sauvant son maître des situations les plus délicates, foncez ! Pour les autres, prenez ce livre avec des pincettes. C’est original mais bordélique et un tantinet longuet...

Jérôme Vincent

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