Spirit 59
( 1 )
de Serguei Dounovetz
aux éditions Le Rocher ,
collection Novella SF
Genre : SF

Auteurs : Serguei Dounovetz
Couverture : Thierry Dubreil
Date de parution : novembre 2006 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 155
Titre en vo : 1
Cycle en vo : Guin Saga

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Une novella qui manque un peu de fond.

Né à Paris (Ménilmontant) en 1959, Sergueï Dounovetz a surtout oeuvré en littérature dans le domaine du polar avec une quinzaine de romans souvent très noir mais aussi avec un humour féroce. Il a également publié plusieurs livres en littérature jeunesse et pas mal de nouvelles. Avec Spirit 59, il nous offre une novella en forme de western futuriste.

Une androïde érotique

Dick est le chef d’une petite troupe de mercenaires qui travaille pour les milices. Ce sont elles qui tiennent en cette année 2050 le haut du pavé dans le secteur de la sécurité. Dick et son équipe se voient attribuer une drôle de tache. Ils doivent récupérer une Sham 69, une androïde rebelle aussi jolie et excitante que dangereuse. Evidemment Dick va tomber sous le charme. Et évidemment il ignore qu’il se fait manipuler...

Classique et un peu creux mais... 

A la lecture Spirit 59, Sergueï Dounovetz tient les promesses annoncées en quatrième de couverture. On est dans un western SF qui brille par sa violence et son humour noir. Ca tire dans tous les coins et son héros un peu baroudeur, un peu désabusé et très solitaire ressemble en effet aux figures des justiciers qu’on retrouve dans ce genre de cinéma.

Pour le reste, les amateurs de science fiction ne seront pas vraiment dépaysés. Le futur de Sergueï Dounovetz est plutôt sombre, violent et radioactif, et son héros se fait mener en bateau par des hautes autorités aux objectifs pas très avouables. Bref, rien de très original si ce n’est que le contrat est rempli efficacement avec en prime de bonnes idées sur l’avenir des androïdes.

Mais il est difficile dans une novella de développer l’univers de l’histoire. Et c’est sans doute ce qui fait le plus défaut ici. On le répète, il y a de bonnes idées mais on ressort du livre avec une impression de vide. Ce n’est sans doute pas l’essentiel, celui-ci résidant dans la relation entre l’homme et le robot, mais il n’empêche que tout cela sonne un peu creux, avec en plus une écriture qui n’est pas vraiment enthousiasmante et des épisodes qui passent trop vite. Dick assassine avec une facilité étonnante et peu crédible des personnages importants (et même un ministre), comme si l’auteur bâclait un peu le travail, se dépêchant d’enchaîner les scènes pour arriver au final. Dommage car on ne retiendra finalement que l’idée principale de Spirit 59 et pas sa narration. Pas sûr que cela justifie l’achat de ce livre...

Jérôme Vincent

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