The Dead Hand - Tome 1 : Les reliques de la Guerre Froide
de Stephen Mooney et Kyle Higgins
aux éditions Glénat
Genre : Thriller
Sous-genres :
  • SF

Auteurs : Stephen Mooney

Scénariste : Kyle Higgins
Couleurs : Jordie Bellaire
Date de parution : septembre 2017 Inédit
Langue d'origine : Anglais US
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 64
Titre en vo :

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Une bonne surprise

Kyle Higgins est un scénariste américain qui a notamment travaillé sur Nightwing, Gates of Gotham et Batman Beyond 2.0. Il a également coécrit et réalisé le film The League, sur un syndicat de super-héros dans le Chicago des années 1960.

Stephen Mooney est un dessinateur de comics originaire de Dublin, en Irlande. Il travaille principalement pour les États-Unis, notamment IDW avec sa série d’aventure pulp Half Past Danger. Expert du dessin réaliste, il a auparavant collaboré sur des adaptations de séries TV au format comics, comme CSI ou Angel.

Sur les cendres de la Guerre Froide

La fin de la Guerre Froide a changé beaucoup de choses sur les relations entre les grandes puissances qui se partageaient le monde, et les nombreuses opérations clandestines qu’elles menaient. Beaucoup d’espions se sont rangés, et coulent des jours paisibles. C’est le cas de Carter Carlson, reconverti en shériff d’une petite ville sans histoires.

Jusqu’au jour où débarque un randonneur qui s’est apparemment perdu dans les montagnes qui entourent la bourgade…

Espionnage et surprises

Le récit concocté par Kyle Higgins se présente comme un récit d’espionnage, qui s’attarde surtout sur le passé d’espion de Carl Carlson et d’un autre protagoniste, dans une ville où le temps semble s’être arrêté. A l’image de cette cité hors du temps, le récit paraît figé et peine à décoller, avant de monter en tension avec l’arrivée du randonneur. Cette approche plutôt classique, avec l’élément extérieur qui vient briser le fragile équilibre en place, a le mérite de permettre aux auteurs d’installer le décor, pour mieux surprendre le lecteur ensuite.

Car si les personnages de super espions présentés ont un côté assez caricatural, qui évoque un mélange entre James Bond et Metal Gear Solid pour l’ambiance, le récit s’avère beaucoup plus malin que ne le laisse penser son entame… et on ne peut s’empêcher de ressentir un certain malaise à la lecture, une froideur que les dessins viennent renforcer, avec des personnages aux traits réalistes et aux visages durs. Quelque chose cloche dans la ville, on vous laisse le soin de découvrir de quoi il retourne…

The Dead Hand s’avère au final une bonne surprise, qui devrait plaire aux amateurs de récits d’espionnage et de faux-semblants !

Tony Sanchez