The Farce of The Destin
( 1 )
de Jean-Bernard Pouy et Patrick Raynal
aux éditions Les Contre-bandiers
Genre : SF

Auteurs : Jean-Bernard Pouy , Patrick Raynal
Couverture : Philippe Lechien
Date de parution : octobre 2004 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 1
Titre en vo : 1
Cycle en vo : Guin Saga

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La récréation

Jean-Bernard Pouy est un des poids lourds français du monde du polar. A son actif une foule de romans dont H4 blues, Nycthémère, Train perdu wagon mort et En haut Dumas. Il y a quatre ans, il s’était déjà mis en duo avec Patrick Raynal, l’auteur du Ténor Hongrois et de Kidu pour un premier livre qui s’intitulait : Chasse à l’homme. Une expérience qui apparemment a plu aux deux hommes puisqu’ils ont entamé une nouvelle série La Farce du destin il y a quelques mois dont voici le deuxième volume, totalement indépendant du premier.

Une ado au pays du blues

Jeune fille de bonne famille un rien turbulente, Pascale s’enfuie de chez sa tante américaine le jour de son arrivée. A 13 ans et demi, la petite française préfère apprendre l’anglais toute seule en parcourant les Etats Unis. Une drôle de chevauchée qu’elle fera avec Slim, vieux bluesman noir de 75 ans qui traîne sa guitare et ses chansons sur les routes depuis toujours. Tout se complique lorsque Pascale trouve un sac rempli de petites coupures. Non seulement les deux héros ont les flics à leur trousse pour enlèvement, mais en plus ils devront échapper à la mafia à qui le sac appartient. Pire, ce que ne savent pas Slim et Pascale, c’est que leur destin se joue aux cartes dans un troquet parisien entre Dieu et le Diable.

Road movie déjanté

Comme dans le premier tome, The Farce of the destin vaut surtout pour son humour et les délires des deux auteurs. Les répliques fusent, les situations un peu folles s’enchaînent, le tout servit par des intermèdes savoureux entre Dieu et le Diable incarnés en deux petits vieux attablés dans un bistrot. Mieux, non seulement ces deux là tirent les ficelles, mais en plus ils commentent l’histoire (un peu comme s’ils étaient possédés par Pouy et Raynald), livrant traits d’humour sur traits d’humour. Bref, si l’intrigue est un peu creuse, l’idée de départ est excellente et l’on passe un vrai bon moment avec The farce of the destin. Une vraie récréation, remplie de trouvailles et de fraîcheurs. A dévorer…

Jérôme Vincent