Théo
( Les Orphelins de la Tour 1 )
de Thomas Allart et Julien Blondel
aux éditions Delcourt ,
collection Néopolis
Genre : SF
Sous-genres :
  • Anticipation

Scénariste : Julien Blondel
Dessinateur : Thomas Allart
Couleurs : Citromax
Date de parution : septembre 2007 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 46
Titre en vo :

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Des bons débuts

Julien Blondel ne va pas rester un inconnu très longtemps. Ce scénariste né en 1975 à Reims a, ou va, publier pas moins de six albums entre cet été et Noël. Pas mal pour un début ! Cet été, il a publié un Space Opera chez Solei : Nova, avec Jaouen. En septembre, on l’a retrouvé avec les deux tomes d’Akademy avec Anne Rouvin pour un album d’action tirant vers le thriller. En octobre, il sort Les Orphelins de la Tour avec Thomas Allart au scénario (Pandora...). Et puis d’ici la fin de l’année, on pourra lire un autre thriller, plus manga cette fois avec Camillo aux dessins : Actor’s Studio (Humanoïdes Associés) et le premier tome d’une série fantastique : Le Serment d’Aÿna avec Bachan aux dessins, toujours aux Humanos. Un planning chargé pour un scénariste qui explose après des débuts dans le jeu de rôle (il fut notamment rédacteur en chef du magazine Backstab et créateur de jeux pour Halloween Concept, Asmodée, Yéti Entertainment ou le 7ème Cercle), dans le journalisme donc (pour Suprême Dimension, Lotus Noir, Metal Hurlant, Casus Belli ou Les Inrockuptibles) et dans le jeu vidéo (pour HIP Interactive, Asobo et Universal). Autant dire qu’à 31 ans, l’homme ne fait pas les choses à moitié. La profusion des albums qui sortent ces mois-ci n’est finalement pas si étonnante.

Théo et ses visions

Orphelin, Théo est un jeune garçon particulièrement brillant dans ses études. Sauf qu’il a détranges visions. Il est persuadé qu’une énorme tour s’élève en plein New York alors que l’intelligence artificielle de son ordinateur lui soutient mordicus le contraire. Pire, des montres le hantent et apparaissent dans son champ de vision à n’importe quel moment de la journée. Des monstres que bien évidemment il est seul à voir. Et le plus inquiétant de tout c’est sans doute que le directeur de son internat semble depuis quelques temps s’interesser de près à lui...

Classique mais efficace

Un enfant qui voit ce que les autres ne voient pas. Un lourd secret entourant ses parents. Un orphelinat futuriste qui cherche à encadrer ses pensées... Autant dire que le scénario sent un peu le déjà vu. Très vite on comprend que Théo est un enfant spécial et que sans doute son destin changera celui de l’humanité. Mais pour l’heure, le récit est plutôt bien orchestré. Théo fait vraiment son âge (une dizaine d’années) et on ressent parfaitement son désarroi. Julien Blondel a su en faire un personnage attachant dont on est curieux de lire la suite des aventures même si donc on a déjà une idée de ce qui va advenir.

L’autre atout de cet album, c’est le dessin. S’inspirant de Moebius, Thomas Allart a réalisé des planches d’une grande élégance, très claires et plutôt épurées. C’est un vrai plaisir de parcourir ses pages. On est assez loin de ce qu’il avait fait pour Pandora. Une changement de style étonnant et plutôt réussi. Il a eu tendance à ne pas trop surcharger ses pages et à dessiner les passages difficiles en évitant de trop en montrer, soulignant sans choquer l’aspect cruel des situations. Véritablement ce premier album est une réussite à tous les niveaux. A voir maintenant comme l’histoire va évoluer. Les Orphelin de la Tour seront-ils une série classique et efficace ? Ou une série exceptionnelle ? Aux auteurs de nous le dire dans les prochains albums.

Jérôme Vincent

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