Titanic
( Corpus Hermeticum 5 )
de Patrick Dumas et Richard D. Nolane
aux éditions Soleil ,
collection Terres Secrètes
Genre : Fantastique
Sous-genres :
  • Darkfantasy

Scénariste : Richard D. Nolane
Dessinateur : Patrick Dumas
Couleurs : Olivier Astier
Date de parution : avril 2009 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 50
Titre en vo :

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Une certaine nuit d’avril 1912...

Le Corpus Hermeticum est une série dans la veine du Décalogue, pour ne pas dire suscitée par le succès de ce dernier. Le concept : se baser sur un livre occulte réel d’une ancienne civilisation afin de mêler Histoire et phénomènes paranormaux. Le Décalogue était le projet d’un homme, assurant dans son éclatement scénaristique une cohérence d’ensemble. Le Corpus Hermeticum est quant à lui l’œuvre de scénaristes divers qui n’entretiennent pas de lien entre les récits. Nolane et Dumas nous donnent ici leur vision du Corpus Hermeticum en s’attelant au monstre qu’est le Titanic.

Gaffe à l’iceberg !

L’idée originale se base sur un fait véridique : en 1898, Morgan Robertson a écrit Le naufrage du Titan, narrant avec une stupéfiante intuition l’histoire du Titanic en 1912.

Brodant sur ce fait réel, on découvre que l’écrivain va être contacté par des spiritualistes et un journaliste réputé, W.J. Stead, figure de l’époque mort dans le naufrage. Les deux hommes vont tenter d’empêcher la catastrophe surnaturelle. Histoire singulière et bien choisie pour intégrer la série, mêlant événement historique et les étrangetés de l’au-delà, le pouvoir de l’artiste à prédire.

L’aventure a des relents de Harry Dickson collection Dargaud. Nolane en a été d’ailleurs le scénariste mais pour la collection Soleil. Le lecteur suit l’enquête paranormale et dérangeante. Jusqu’au moment où nos deux héros vont grimper sur le maudit navire…

Cinquième tome du Corpus

De bonne facture, Titanic est d’une lecture convenable. Mis à part l’étonnant fait réel, le scénario offrira néanmoins peu de moments forts. Le film de Cameron jette sur cette œuvre un sentiment de redite, et parfois de grand guignolesque. Lorsque par exemple le navire se casse en deux et que l’on voit un illuminé au sommet de la partie immergée invoquer les puissances occultes comme dans un mauvais pastiche de Lovecraft. Quelques effets de documentation confèrent à l’ensemble un air de sérieux dans le ton de la série. Un opus de plus dans le filon de la urban dark fantasy. L’ensemble de la série ne semble pas construire une œuvre totale, mais rester un enchaînement d’histoires indépendantes.

Benjamin K. Framery

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