Ventus
( 1 )
de Karl Schroeder
aux éditions Folio SF
Genre : SF

Auteurs : Karl Schroeder
Traduction : Michelle Charrier
Date de parution : novembre 2005 Inédit
Langue d'origine : Anglais UK
Type d'ouvrage : Roman
Nombre de pages : 802
Titre en vo : 1
Cycle en vo : Guin Saga

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Une grande et vaste saga...

Ne cherchez pas dans vos souvenirs, Karl Schroeder est un inconnu chez nous ou presque. Seul sa nouvelle Les Dragons de Pripiat a été traduite et publiée dans le numéro 26 de la revue Bifrost. Pour information, Karl Schroeder nous vient tout droit du Canada où il est né en 1962 et où il habite encore actuellement (à Toronto exactement). Sur place on lui doit une quinzaine de nouvelles et trois romans, dont Ventus, encensé par la critique outre-Atlantique au point d’avoir été comparé à Hypérion de Dan Simmons ou au Cycle de la Culture de Iain M. Banks. Voilà des références qui place la barre très haut…

Retour au Moyen Âge...

Ventus est en fait une jolie petite planète perdue au fin fond de la galaxie. Colonisée par les hommes, elle est retombée en moins de 1000 ans dans un Moyen Âge classique. Pourquoi ? Parce que les " Vents ", des créatures étranges et surpuissantes, détruisent toute trace ou avancées technologiques. Assez curieusement, elles ne supportent pas le progrès. Pour survivre, les habitants ont donc peu à peu oublié les bienfaits de la modernité. Parmi eux Jordan se destine à être chef de chantier en maçonnerie. Mais sa vie va basculer le jour où il commence à avoir des visions. Il voit au travers les yeux d’un inconnu, ressuscitant après sa mort. Une expérience troublante qui par un concours de circonstances l’emmènera aux côtés de Calandria, une jeune femme surdouée partie à la recherche de l’homme dont Jordan a les visions. Ce dernier a juste pour ambition de dominer les Vents et de soumettre la planète..

Sympathique mais pas pleinement convaincant

Ventus est une vaste saga colorée aux multiples paysages. Schroeder multiplie les personnages et les points de vue pour une grande fresque où la guerre, l’amour, le sacrifice et l’amitié sont présents. Tout un programme… Et pourtant on n’en sort pas pleinement convaincu. D’abord parce que certains développements sont un peu, comment dire, " too much ". On adhère moyennement à ses histoires de machines et de demi-dieux à travers l’espace. Ensuite parce que certains passages sont longuets et convenus. Le jeune Jordan accomplit sa petite quête initiatique en rencontrant une belle orpheline… On a une petite impression de déjà vu. Néanmoins Ventus reste une bonne saga pour qui saura passer outre ses petits défauts ou se plonger plus profondément dans le récit. De là à comparer Schroeder à Dan Simmons ou Iain M. Banks, il y un gouffre que certains critiques outre-Atlantique ont franchi un peu trop vite par enthousiasme ou surenchère.

Jérôme Vincent

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