Vorpalers
( Sword 1 )
de Laci et Sylvain Cordurié
aux éditions Soleil
Genre : Fantasy

Scénariste : Sylvain Cordurié
Dessinateur : Laci
Date de parution : août 2012 Inédit
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 48
Titre en vo :

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Des combattants pris au milieu d’intrigues qui les dépassent...

Depuis ses débuts en 2006 après un passage dans le monde du jeu de rôle, Sylvain Cordurié a enchainé les albums et les séries, essentiellement en fantasy. On citera notamment Les Fléaux d’Enharma, La Mandragore, Ravermoon, Salem la noire ou bien encore Les Seigneurs de Cornwall. Pour Sword, il est accompagné de Vladimir Krstic - Laci, un dessinateur serbe avec qui il a déjà travaillé pour le Céleste noir (Delcourt) et Sherlock Holmes et le Nécronomicon (Soleil).

Une cité où les guildes marchandes règnent en maîtres

Les Mercantis imposent leur autorité sur la cité Fangeless. Gouvernant des quartiers entiers, ces maisons marchandes se livrent une guerre sans merci. Le clan Frasyld est le mieux armé car il s’offre les services des Vorpalers, des guerriers qui sont liés à des armes-démon. Suite à l’arrivée prochaine du Prince Consort, les Mercantis se réunissent pour décider d’une trêve, mais une explosion provoquée par les armes-démons tue la majorité des représentants des maisons. Les Vorpalers prennent la fuite...

Des guerriers pris dans des intrigues politiques

Ce premier volume pose les bases de l’intrigue : on sait encore assez peu de choses sur les Vorpalers et leurs armes, et les guerriers sont encore entourés de mystère. Piégés, ils sont contraints de fuir, et nul doute que la suite de cette série prévue en trois volumes les accompagnera dans leur quête de réponses. Le récit nous présente un monde sombre où la lutte pour le pouvoir est féroce, avec des guerriers pris dans l’engrenage politique. On regrettera tout de même le manque de profondeur des personnages principaux, qu’on distingue peu les uns des autres, notamment au niveau de leur personnalité. Leurs ennemis sont par contre beaucoup plus intéressants, et eux aussi voilés de mystère.

Le dessin est efficace, avec des décors qui mélangent des architectures variées, et des personnages aisément identifiables. Les couleurs froides renforcent le côté crépusculaire du récit, et contribuent à l’ambiance de cet album. Une série qui laisse pour l’instant une impression mitigée, mais les jalons posés par l’auteur et des méchants réussis laissent augurer de bonnes choses pour la suite.
 

Tony Sanchez