Wolverine : Les Origines
( 1 )
de Andy Kubert et Joe Quaseda
aux éditions Marvel France ,
collection Best of Marvel
Genre : Comics

Scénariste : Joe Quaseda
Dessinateur : Andy Kubert
Couleurs : Richard Isanove
Traduction : Nicole Duclos
Date de parution : octobre 2004 Inédit
Langue d'origine : Anglais US
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 1
Titre en vo : Wolverine : Origin
Cycle en vo : Guin Saga
Parution en vo : janvier 2001

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Enfin les origines…

Paul Jenkis est d’origine anglaise. Ses premiers scénarios furent sur les Tortues Ninja. Ensuite il travailla Pour Joe Quaseda en écrivant les histoires de Inhumans, l’une des quatre premières séries de la collection Marvel Knights. Il rejoint un peu plus tard l’équipe de Top Cow en collaborant sur The Witchblade Universe. Après le succès de Wolverine : Les Origines, Paul Jenkins se consacre entièrement à la série Spectacular Spiderman.

De son côté Bill Jemas fut, ces dernières années, le président de Marvel. C’est à lui que l’on doit le renouveau de cette fameuse maison d’édition. Il fut à l’origine des séries Ultimates et avec la collaboration du rédacteur en chef, Joe Quaseda, il a su redonner une seconde vie et un nouveau souffle à nos héros. Actuellement, Joe Quaseda est aux commandes d’une maxi série de Dardevil : Father.

Pour les amateurs de comics et des X-men, je pense qu’il n’est pas nécessaire de présenter Andy Kubert. Il est, au même titre que John Byrne ou Jim Lee, un des piliers du X-universe. Dessinateur de talent, il fit d’abord ses premières armes dans Batman versus Predator. Chez Marvel, il a participé à Ka-zar, Captain America ou encore Thor. Apres avoir collaboré à 1602 avec Neil Gaiman, il planche actuellement sur Ultimate X-men.

Et c’est comme ça que tout commence…

Qui n’a pas rêvé, un jour d’en savoir plus sur Serval (Wolverine pour les plus jeunes) ? De tous les fans invétérés, les trentenaires comme les adolescents, je pense que pas un seul d’entre nous n’a pas eu, un jour, envie d’en savoir plus sur ce mystérieux personnage. Apres L’Arme X, qui nous a permis de savoir comment on lui avait greffé son squelette d’adamantium, voici un nouveau voile qui se lève sur son passé.

La fin du XVIIIème siècle, quelque part dans le Nord de l’Amérique. La jeune Rose, âgée alors de 12 ans, se retrouve au service de la famille Howlett. Elle doit surtout veiller sur James, le cadet de la famille. Elle se lie aussi d’amitié avec Logan, le fils du jardinier que l’on surnomme cabot. Les années passent et l’amitié des trois enfants grandit en même temps qu’eux. Mais la famille Holewtt garde en elle un sombre secret et c’est par un soir d’automne que tout va déraper. Le père de James se fait tuer par celui de Logan qui est, à son tour, éventré par James. C’est une fuite qui s’engage alors pour James et Rose. Ils se retrouvent à travailler dans les mines au Canada. James est amnésique, il s’appelle maintenant Logan et ne se souvient plus de cette fameuse nuit. Mais à force de trop vouloir fuir le passé, il finit par les rattraper et, petit à petit, l’humain s’efface pour faire place à la bête.

Des questions, des réponses mais, au final, toujours des questions…

On ne pouvait pas espérer mieux comme origine pour le plus charismatique, mais aussi le plus ambigu des héros Marvel. Voici donc ce qu’ignore Serval sur sa propre vie, en tout cas sa jeunesse. Après avoir réfléchi longtemps pour savoir s’ils devaient le faire ou pas, les grandes têtes pensantes de Marvel nous apportent avec cette mini-série quelques réponses. On comprend mieux la fascination de Logan pour Jean Grey et aussi d’où lui vient ce comportement de grosse brute au cœur tendre. Les dessins de Kubert rendent à la perfection l’atmosphère dégagée par le scénario. Tout comme dans 1602, qu’il dessinera après, il capte les expressions et les situations pour nous les renvoyer plus vivantes que jamais. Le tandem Kubert / Isanove nous offre une délectation pour les yeux que nous ne sommes pas prêt d’oublier. Et comme on ne change pas une équipe qui gagne, on les retrouve aux côtés de Neil Gaiman sur 1602. Une bonne idée à noter : pendant une bonne partie du récit, alors que l’on sait que se sont les origines de Serval, on ignore qui est qui. Ce n’est qu’à la sortie des griffes que l’on comprend. La surprise est de taille. Dans cette histoire, certains vont-y voir aussi les origines de Dents de sabre. Néanmoins, je pense qu’il ne faut pas chercher aussi loin. Cette histoire répond à certaines questions et en laisse d’autres en suspens et c’est sans doute nécessaire.

Pierre Demetz

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