Wonder Woman : Dieux et mortels - Tome 2
de John Byrne et Art Adams
aux éditions Urban Comics ,
collection DC Essentiels
Genre : Comics

Scénariste : Len Wein
Dessinateur : John Byrne
Encrage : Bruce Patterson
Traduction : Jean-Marc Lainé
Date de parution : juin 2017 Inédit
Langue d'origine : Anglais US
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 344
Titre en vo :

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La fine fleur du comics des années 1980

On ne présente plus George Pérez, dessinateur génial formé chez Marvel et qui, dans les années quatre-vingt, se distingua sur Teen Titans, Crisis on infinite Earth et bien sûr avec sa reprise de Wonder Woman, dont on a déjà dit le plus grand bien avec le premier tome. Pérez a proposé une version modernisée de la belle amazone tout en l’enracinant dans la mythologie grecque.
 
Pour ce second tome, on va voir qu’il va travailler sur ses connexions avec le reste de l’univers DC. Dans les artistes invités, on retrouve son alter ego John Byrne qui, à la même époque travaille sur une nouvelle version de Superman, aujourd’hui très contestée (mais superbe graphiquement). Ce deuxième tome est-il à la hauteur du premier ?
 
Diana et le monde
 
Après avoir affronté Silver Swan, la princesse amazone retrouve Superman pour lequel elle éprouve une attirance certaine, ce dont Darkseid, installé sur l’Olympe déserté par les Dieux, se sert pour les monter l’un contre l’autre. Après avoir vaincu le maître d’Apokolips, Diana affronte Circé en Grèce.
 
De retour en Amérique, elle doit faire face au décès d’une proche, son attachée de presse Mindy Mayer. Diana enquête sur son amie, qui se débattait dans des problèmes de drogue et d’alcool. Le retour au réel est violent pour l’amazone.
 
Une qualité exceptionnelle
 
Difficile d’être critique devant un tel album. On se demande franchement ce qui a empêché durant presque trente ans une traduction française. Si on laisse de côté une partie graphique exceptionnelle grâce à Pérez bien sûr et aussi à nombre d’invités prestigieux (Byrne, Art Adams, Brian Bolland) tous servis par un encrage impeccable (Dick Giordano, Bruce Patterson), les histoires proposées sont excellentes.
 
On a droit à un scénario tantôt ancré dans la mythologie (et Pérez est très bon pour dessiner ces histoires), tantôt dans le réel, un peu à la manière de ce que Pérez, associé cette fois à Marv Wolfman, proposait dans Teen Titans. Là, Diana est confrontée à la drogue, à la place des femmes dans la société américaine, etc. Et tout fonctionne. L’amateur de comics se doit de lire ce volume (ainsi que le précédent) pour combler ses lacunes. Et on remercie Urban Comics de l’avoir enfin traduit !

Sylvain Bonnet

Ce deuxième tome est un chef d’oeuvre, tout comme le premier : on ne peut que recommander sa lecture.