Wunderwaffen - Tome 12 : Les pièges du temps
de Maza et Richard D. Nolane
aux éditions Soleil
Genre : Uchronie

Scénariste : Richard D. Nolane
Dessinateur : Maza
Date de parution : novembre 2017 Réédition
Langue d'origine : Français
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 48
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Un duo rodé sur une série qui marche

Space Reich, Zeppelin’s War, La grande guerre des mondes, Wunderwaffen  : Richard D. Nolane écrit toutes ces séries, ce qui fait de lui le maître de l’uchronie en bande dessinée, genre en pleine expansion commerciale. On doit ici souligner le métier de Nolane, bon raconteur d’histoires et solide scénariste.

Sur Wunderwaffen, Maza officie aux dessins et peut se laisser à sa passion des prototypes d’avions imaginés par les nazis. Dans la dernière aventure, le lecteur avait laissé le pilote Murnau, Himmler et Hitler avec le visiteur, ce dernier étant sur le point de remonter le temps afin d’empêcher le débarquement en Normandie…

Caprices spatio-temporels

Pendant que le visiteur lance sa force dans le passé, des spectres hantent ses compagnons humains. Hitler revoit Von Kluske, l’homme qui a monté l’attentat qui l’a défiguré tandis que la fiancée de Murnau voit sa main s’effacer. Lorsque le visiteur réussit son opération, tout semble rentrer dans l’ordre…

Sauf qu’Himmler se retrouve avec d’autres subordonnés tandis que les habituels ont disparu. La réalité a été apparemment altérée tandis que la débauche d’énergie générée par les manipulations temporelles du visiteur inquiète les américains qui se demandent si les nazis n’ont pas mis au point une bombe atomique…

Toujours efficace

Ce douzième tome emporte l’adhésion du lecteur. On y trouve des rebondissements, des nazis en proie à des tourments existentiels, des extraterrestres, des américains en panique prêt à tout.

Seul bémol : le graphisme de Maza semble moins abouti que précédemment. A-t-il été pris par les délais ? Cependant, on se demande comment tout cela finira (mal bien sûr). Et le critique ne peut s’empêcher de souhaiter que la suite arrive vite.

Sylvain Bonnet