Yamada Kun & The Seven Witches, Tome 1
de Miki Yoshikawa
aux éditions Delcourt
Genre : Manga
Sous-genres :
  • Fantastique

Auteurs : Miki Yoshikawa
Traduction : Akinori Matsumoto
Date de parution : juin 2015 Inédit
Langue d'origine : Japonais
Type d'ouvrage : Album
Nombre de pages : 224
Titre en vo : Yamada-kun to 7-nin no majyo
Parution en vo : 2012

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Une sympathique série pleine d’humour !

Miki Yoshikawa est une mangaka née en 1982. Elle a été l’assistante de Hiro Mashima (auteur de Rave et Fairy Tail). On la connaît déjà en France par le biais de la série Drôles de racailles, éditée chez Pika. Elle retrouve l’univers du lycée en ajoutant une pointe de fantastique, avec Yamada Kun & The Seven Witches.

La rencontre d’un cancre et d’une très bonne élève

Ryu Yamada est un cancre au sale caractère : terreur du lycée, peu de monde l’apprécie... sa vie reste toutefois assez simple, jusqu’au jour où il embrasse par accident la meilleure élève de sa classe, Urara Shiraishi ; leurs corps se retrouvent échangés, ce qui va les confronter à des situations inédites... ils vont en profiter pour améliorer leur quotidien, mais les choses risquent fort de se compliquer...

Un univers sympathique et cocasse

Le présent manga se caractérise par un récit dynamique qui ne s’embarrasse pas de fioritures : on entre assez rapidement dans le vif du sujet, avec l’échange de corps entre les deux principaux protagonistes, prétexte à la mise en scène de situations comiques et à l’enchaînement des gags. Si le tout est plutôt classique au premier abord (le voyou au grand coeur, la jeune femme sensible sous des dehors froids...), l’auteur fait preuve d’une certaine finesse dans le traitement des stéréotypes sur les hommes et les femmes. Difficile de ne pas rire quand on voit le héros garder sa démarche de voyou alors qu’il est dans le corps de Urara... ou se comporter de manière grotesque en pensant agir comme le ferait une fille... On s’amuse donc beaucoup à la lecture de ce manga, et on est curieux de voir dans quelles directions il nous emmènera.

La présence d’un club sur les phénomènes paranormaux dans le lycée fréquenté par les héros évoque (dans un registre plus fantastique que science-fiction cette fois) celui de la Mélancolie de Haruhi Suzumiya, ce qui laisse augurer des développements intéressants. Pour le moment, on cherche encore les sept sorcières du titre, mais nul doute qu’on les verra apparaître plus tard... Les dessins sont réussis, avec une mention particulière sur le travail porté aux expressions des personnages. Cela les rend d’autant plus attachants, et contribue au dynamisme du titre. Ce manga s’avère au final assez classique, mais propose aussi beaucoup de bonnes idées, et se distingue par son humour. Un premier tome plein de bonne humeur, amusant et divertissant. On espère qu’il en sera de même pour la suite !
 

Tony Sanchez