Poursuivant sa route vers la galaxie parfaite, Albino continue
de raconter son histoire. Albino est devenu un maître des jeux en réalité virtuelle
dont toute la galaxie est friande. Pour mener à bien son œuvre,
il va réussir à créer le jeu parfait par lequel il va
recruter ses disciples qu’il amènera vers un monde où la technologie
ne sera pas une finalité. Mais il découvrira aussi pour la
première fois l’amour et devra affronter la flotte techno-techno
au grand complet avec ses immenses cuirassés et ses forteresses spatiales.
Deux auteurs de talents
Alexandro Jodorowsky est chilien. A 24 ans, il s’embarque pour la France
et atterrit chez le Mime Marceau pour qui il composera de nombreuses pantomimes.
En 1965, il retourne en Amérique du Sud où il crée le
théâtre d’avant garde de Mexico et se lance dans le cinéma.
Déçu par le 7ème art, il se tourne vers le 9ème
et se lance avec Mœbius dans les aventures de John Difool et de L’Incal.
Il devient alors l’un des premiers scénaristes de bande dessinée
en Europe. Dès lors, la légende de Jodorowsky est lancée
(Alef-Thau, Le Lama Blanc, Diosamante…). Mais c’est aussi un romancier
et un poète publié internationalement.
Zoran Janjetov s’est,
lui, lancé dans la BD avec Alexandro Jodorowsky
sans jamais s’en écarter. On lui doit les dessins des séries
John Difool, Avant l’Incal et Les Technopères.
Où peut-il bien aller chercher tout ça ?
L’imagination est un don qu’a dû recevoir à la naissance Jodorowsky.
Depuis les Méta-barons, John Difool, il n’a cessé de
développer son univers techno. Avec les Technopères, on a quand
même l’impression d’être sur la fin du voyage. A un tome
de la fin, on respire la redondance du récit, dont la structure est
quasi identique d’album en album. On s’est habitués au
dessin glacial, déshumanisé à l’extrême par les
couleurs informatiques. Il donne toute sa dimension à cet univers
techno. Mais le scénario tire la langue une fois de plus. Albino et
son techno-langage fait maintenant penser au père Fouras et
son énigmo-langage. On sent la fin approcher à grand pas. L’histoire
s’emballe dans une nuée de rebondissements. C’est ce qui me
fait dire vivement le dernier tome qui pourrait être une heureuse surprise.